Les principaux reproches formulés contre Siavosh Ghazi, correspondant de RFI/France 24 à Téhéran, nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2026
1. Une lecture jugée trop proche du narratif du régime iranien. Ses détracteurs lui reprochent de reprendre fréquemment la version des événements défendue par le pouvoir de Téhéran, avec des analyses perçues comme très sévères envers Israël et les États-Unis. Certains le décrivant même comme un porte-voix officieux de la République islamique dans les médias français. Ses formulations sur une « victoire totale » de l'Iran ou un régime « sorti renforcé » du conflit ont notamment suscité de vives critiques.
2. Des passages sur des médias d'extrême droite propageant des théories conspirationnistes. Selon sa fiche Wikipédia, à partir de 2024 il intervient régulièrement sur des plateformes comme Radio Courtoisie et Tocsin, où il a notamment affirmé en mars 2026 que les États-Unis utiliseraient des technologies de modification climatique contre l'Iran, une position qui interroge sur la compatibilité entre son statut de journaliste accrédité et l'amplification de ce type de discours.
3. Une liberté de mouvement jugée suspecte pour un journaliste opérant depuis un pays en guerre, sous embargo. Certains commentateurs, dont Jean-Marc Morandini, s'étonnent qu'il puisse entrer et sortir d'Iran librement, enchaîner les duplex en direct et faire la promotion de son livre sur les plateaux français, dans un contexte où les communications sont pourtant régulièrement coupées, y voyant un signe d'un accès facilité, voire toléré, par les autorités iraniennes.
4. Un clash public avec LCI en mars 2026, où il a accusé la chaîne de « censure systématique » en direct, allant jusqu'à diffuser des échanges WhatsApp privés avec la rédaction à l'antenne, un épisode qui a nourri la polémique sur son positionnement éditorial.
A sa décharge, il faut noter que la nomination porte officiellement sur ses 38 années de carrière comme « journaliste, grand reporter et correspondant de guerre », et non sur ses prises de position récentes, et que d'autres portraits (comme celui de Who's Who) le décrivent au contraire comme un correspondant faisant preuve d'un professionnalisme et d'une neutralité exemplaires, opérant au péril de sa vie sous les bombardements depuis février 2026.
1. Une lecture jugée trop proche du narratif du régime iranien. Ses détracteurs lui reprochent de reprendre fréquemment la version des événements défendue par le pouvoir de Téhéran, avec des analyses perçues comme très sévères envers Israël et les États-Unis. Certains le décrivant même comme un porte-voix officieux de la République islamique dans les médias français. Ses formulations sur une « victoire totale » de l'Iran ou un régime « sorti renforcé » du conflit ont notamment suscité de vives critiques.
2. Des passages sur des médias d'extrême droite propageant des théories conspirationnistes. Selon sa fiche Wikipédia, à partir de 2024 il intervient régulièrement sur des plateformes comme Radio Courtoisie et Tocsin, où il a notamment affirmé en mars 2026 que les États-Unis utiliseraient des technologies de modification climatique contre l'Iran, une position qui interroge sur la compatibilité entre son statut de journaliste accrédité et l'amplification de ce type de discours.
3. Une liberté de mouvement jugée suspecte pour un journaliste opérant depuis un pays en guerre, sous embargo. Certains commentateurs, dont Jean-Marc Morandini, s'étonnent qu'il puisse entrer et sortir d'Iran librement, enchaîner les duplex en direct et faire la promotion de son livre sur les plateaux français, dans un contexte où les communications sont pourtant régulièrement coupées, y voyant un signe d'un accès facilité, voire toléré, par les autorités iraniennes.
4. Un clash public avec LCI en mars 2026, où il a accusé la chaîne de « censure systématique » en direct, allant jusqu'à diffuser des échanges WhatsApp privés avec la rédaction à l'antenne, un épisode qui a nourri la polémique sur son positionnement éditorial.
A sa décharge, il faut noter que la nomination porte officiellement sur ses 38 années de carrière comme « journaliste, grand reporter et correspondant de guerre », et non sur ses prises de position récentes, et que d'autres portraits (comme celui de Who's Who) le décrivent au contraire comme un correspondant faisant preuve d'un professionnalisme et d'une neutralité exemplaires, opérant au péril de sa vie sous les bombardements depuis février 2026.
"Le débat oppose donc essentiellement deux lectures : celle qui voit un journaliste courageux légitimement récompensé pour une carrière entière, et celle qui y voit une reconnaissance mal venue au vu de ses prises de position les plus récentes sur la guerre". Ramy Haroun, chercheur associé au CEDPE.
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE


