Le Mali, confronté à de multiples crises – insécurité alimentaire, conflits armés, instabilité politique, déplacements de populations, chocs climatiques – dépend fortement de l’aide internationale, principalement mise en œuvre par les or ganisations non gouvernementales (ONG) et les institutions multilatérales pour atteindre les populations vulnérables. Parmi les partenaires techniques et financiers, l’Allemagne est le premier contributeur européen, notamment dans l’aide au développement1. De nombreux projets sont financés par le ministère fédéral des Affaires étrangères (Auswär tiges Amt), compétent pour l’aide humanitaire d’urgence et la protection civile à l’étranger, et par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ)2, responsable de la coopération au développement. Certains programmes, dits « projets chapeau », bénéficient d’un financement conjoint des deux ministères, combi nant interventions humanitaires (nutrition, accès à l’eau), initiatives de développement (création d’activités généra trices de revenus) et actions de cohésion sociale. Cette étude analyse l’aide allemande, dans ses différentes formes, qui parvient aux populations bénéficiaires par l’intermédiaire des ONG. Comme plusieurs gouvernements européens, l’Allemagne a réduit son budget d’aide au développement3. Cette note d’analyse alerte sur les conséquences de ces réorientations pour le Mali, pays pivot du Sahel central, où 6,4 millions de personnes nécessitent une aide humanitaire en 20254. Depuis cette année, le Mali n’est plus éligible à l’aide de transition pour le développement du BMZ, mécanisme destiné aux contextes fragiles et axé sur le renforcement de la résilience des populations et des structures locales. S’appuyant sur les données de l’OCHA, sur des recherches relatives au nexus humanitaire-développement-paix (HDP), ainsi que sur des entretiens avec des acteurs humani taires et des représentants du BMZ et du ministère des Affaires étrangères, cette recherche montre que la baisse de l’aide allemande au Mali risque de fragiliser les acquis et d’accroître les risques d’instabilité régionale, de migration irrégulière et de perte d’influence allemande au profit d’acteurs concurrents (Russie, Chine…) (...) cliquez sur le lien ci dessous pour télécharger en PDF le document intégral.
|
www.centrerecherche.com
Siège : N'Djamena, Tchad E-mail : yacoubahmat@aol.com |
|
Ensemble contre les conflits et pour la paix
|
|
Au Soudan, les lignes bougent sur le plans militaires et diplomatiques
29/01/2026
Insécurité persistante au Tchad : l’affaire d’Abeché comme révélateur
28/01/2026
L'armée soudanaise a t-elle retrouvé un nouveau souffle?
28/01/2026
Un général Sud soudanais ordonne l'extermination de l'ethnie Lou Nuer jusqu'aux poulet
28/01/2026
La violence de Korbol peut allumer l’étincelle d’une rébellion (Dr. Ahmat Yacoub)
27/01/2026
Réunion CEDPE- Consortium: 30 janv. 2026 à 08:00 (Heure Tchad)
26/01/2026
La guerre des drones fait rage au Soudan.
25/01/2026
الحرب بالطائرات المسيّرة تشتعل في السودان.
25/01/2026
L'ambassadeur du Tchad en Libye rassure la colonie tchadienne
23/01/2026
Pourquoi les rébellions armées persistent au Tchad depuis plus de 60 ans malgré les réconciliations successives.
22/01/2026
NOUVELLES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES DE L’ALLEMAGNE : QUELS ENJEUX POUR LE MALI ?
Mardi 18 Novembre 2025
Des réductions supplémentaires de financements risquent de plonger le Mali dans une insécurité alimentaire et nutri
tionnelle aggravée. Depuis juin 2025, le pays figure parmi les zones en alerte maximale, où le risque d’insécurité alimentaire est jugé « urgent » par communauté internationale (Nations unies, 2025)10. Selon un interlocuteur du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, ces réductions affecteraient l’ensemble des programmes financés par l’Allemagne.
Ajouter un commentaire


