La scène était particulièrement forte. Au moment où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prenait la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies, de nombreuses délégations ont quitté la salle, donnant à la séance une image inhabituelle et fortement symbolique. Netanyahou, immobilisé et hébété, attendait impuissamment que la salle se vide. La scène avait déjà été largement rapportée lors de son discours de septembre 2025, mais cette fois-ci, le phénomène s'est répété avec une ampleur encore plus frappante.
Au-delà de la portée spectaculaire de cette image, elle traduit surtout l’ampleur des divergences qui opposent aujourd’hui le gouvernement extrémiste israélien à une partie importante de la communauté internationale sur la question palestinienne et sur la conduite de la guerre à Gaza. En 2025, plusieurs pays avaient notamment annoncé leur reconnaissance de l’État palestinien, tandis que les critiques internationales à l’égard de la politique israélienne s’étaient intensifiées.
Cette situation pose une question essentielle, jusqu’où une politique de confrontation peut-elle être poursuivie lorsque celle-ci contribue à détériorer les relations d’Israël avec une partie croissante de la communauté internationale ? MS. Abdelsalam, analyste, chercheur.
Une évolution de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens, fondée sur la recherche d’une solution politique durable et respectueuse du droit international, pourrait contribuer à réduire les tensions régionales. Elle pourrait également priver les groupes extrémistes d’un argument majeur qu’ils utilisent pour mobiliser, recruter et justifier des actions violentes.
La question palestinienne ne constitue donc pas seulement un conflit entre deux peuples. Elle est devenue un facteur qui affecte la stabilité du Moyen-Orient, les relations internationales et la lutte contre l’extrémisme violent. Une avancée vers une solution politique acceptable pour les deux peuples pourrait ainsi ouvrir la voie à une nouvelle dynamique régionale, davantage de coopération, de sécurité collective, de développement économique et de partenariats entre Israël, les pays arabes et la communauté internationale. MS. Abdelsalam, analyste, chercheur.
La véritable question n'est peut-être donc plus seulement de savoir qui gagne ou qui perd, mais de savoir combien de temps encore la région peut-elle supporter l'absence d'une solution politique durable ?
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
Sahel7, www.centrerecherche.com
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