Né en 1970 à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran (nord-est centrafricain), Noureddine Adam est un chef rebelle centrafricain. Fils d'un imam du quartier Miskine à Bangui, d'ethnie rounga et de confession musulmane. Sa mère étant originaire du Tchad (Ouaddaï), une région frontalière du Soudan.
Sa formation. Après des séjours au Soudan, il est diplômé de l'académie de Police du Caire dans les années 1990. Il aurait ensuite suivi une formation par les forces spéciales israéliennes pendant six mois, avant d'être affecté à Bangui à l'Office central de répression du banditisme (OCRB).
Pour qui a-t-il roulé ? Il a ensuite travaillé pour les monarchies du Golfe : il rejoint en 2003 la sécurité de l'émir d'Abou Dabi, Cheikh Zayed, puis fonde en 2007 une entreprise de sécurité, toujours aux Émirats arabes unis. Une autre source évoque même deux ans comme garde du corps du roi Fahd d'Arabie saoudite. Il rentre en Centrafrique fin 2008/2009 et s'engage dans la rébellion (CPJP), devenant numéro deux de la Séléka en 2012-2013, puis fondateur du FPRC en 2014. Ses relations avec les autorités tchadiennes et soudanaises lui ont permis de trafiquer des armes et ressources naturelles notamment or et diamants de la Centrafrique, et selon l'ONU, sans l'assistance de Noureddine et sa relation étroite avec les forces spéciales tchadiennes, la Séléka n'aurait probablement pas pu s'emparer du pouvoir. Il est sous sanctions de l'ONU depuis 2014 et visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre (annoncé en 2022).
Pour qui roule t-il? A suivre...
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
www.centrerecherche.com
Sa formation. Après des séjours au Soudan, il est diplômé de l'académie de Police du Caire dans les années 1990. Il aurait ensuite suivi une formation par les forces spéciales israéliennes pendant six mois, avant d'être affecté à Bangui à l'Office central de répression du banditisme (OCRB).
Pour qui a-t-il roulé ? Il a ensuite travaillé pour les monarchies du Golfe : il rejoint en 2003 la sécurité de l'émir d'Abou Dabi, Cheikh Zayed, puis fonde en 2007 une entreprise de sécurité, toujours aux Émirats arabes unis. Une autre source évoque même deux ans comme garde du corps du roi Fahd d'Arabie saoudite. Il rentre en Centrafrique fin 2008/2009 et s'engage dans la rébellion (CPJP), devenant numéro deux de la Séléka en 2012-2013, puis fondateur du FPRC en 2014. Ses relations avec les autorités tchadiennes et soudanaises lui ont permis de trafiquer des armes et ressources naturelles notamment or et diamants de la Centrafrique, et selon l'ONU, sans l'assistance de Noureddine et sa relation étroite avec les forces spéciales tchadiennes, la Séléka n'aurait probablement pas pu s'emparer du pouvoir. Il est sous sanctions de l'ONU depuis 2014 et visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre (annoncé en 2022).
Pour qui roule t-il? A suivre...
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
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