Centre d'études pour le développement et la prévention de l’extrémisme

Scène d'executions de soldats nigérians par Boko Haram (vidéo)

Rédigé le Mardi 2 Avril 2019 à 16:45 | Lu 46 fois | 0 commentaire(s)

Depuis la présence signalée au sein de Boko Haram de certains vétérans de Daech de teint noir, le Lac Tchad reconnaît une recrudescence des opérations meurtrières sur tous les fronts des pays riverains du BLT.


Le groupe extrémiste Boko Haram a publié une vidéo montrant l'exécution de soldats nigérians à Borno. Les soldats nigérians faits prisonniers étaient vêtus en rouge, une couleur de sang que DAECH a l'habitude d'utiliser pour procéder aux exécutions sommaires des captifs condamnés à mort. Depuis la présence signalée au sein de Boko Haram de certains vétérans de Daech de teint noir, le Lac Tchad reconnaît une recrudescence des opérations meurtrières sur tous les fronts des pays riverains du BLT. Si sur le plan militaire les pays comme le Tchad, le Niger, le Cameroun, le Nigéria et le Bénin ont réussi à mettre sur pieds une force militaire mixte, sur le plan préventif, les choses sont loin de bouger malgré la multiplication des rencontres généralement non productives. Un des outils de la prévention reste la deradicalisation et surtout la réinsertion socioprofessionnelle des desengagés de Boko Haram. Or cet outil n'est pas pris sérieusement en compte par les acteurs. Selon le Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme, le CEDPE, il y a plus de 2200 désengagés recensés en avril 2018. Aucune stratégie d'encadrement et de réinsertion n'a cependant eu lieu et en l'absence d'un avenir clair d'aucuns se sont volatilités, soit pour réintégrer l'idéologie extrémistes soit prendre le chemin d'immigration.
Les désengagés de Boko Haram éprouvent d’énormes difficultés de survie. Ils ne sont pas pris en charge par les organisations humanitaires qui pullulent la province alors que la difficulté la plus immédiate est liée au manque de nourriture et d’activités génératrices de revenus. L’autre difficulté concerne la stigmatisation : « Les gens au sein de ma communauté continuent toujours de me désigner comme membre de Boko Haram. Ils me stigmatisent. Je les comprends, mais moi j’ai déjà coupé le pont avec le mouvement », (Interv. N°68, H22 ans, Méléa).

Source : CEDPE - Tchad


 




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