Ces dernières semaines, deux fronts militairement sont très actifs. A Kordofan où les Forces de Soutien Rapide (FSR) et les Forces armées soudanaises, deux belligérants puissamment armés grâce au soutien étranger, s’entretuent en utilisant des armes lourdes et des drones sans épargner les civils. L'armée soudanaise semble reprendre l'ascendant dans la guerre qui l'oppose depuis près de trois ans aux FSR, à la faveur de ralliements et de recompositions d'alliances régionales. Les Forces armées soudanaises ont notamment annoncé avoir mis fin à un siège de près de deux ans imposés par les FSR à la ville de Dilling, dans l'État du Kordofan du Sud.
Le deuxième front est au Darfour du Sud, sous contrôle des FSR, où une fracture interne s’est annoncée. La violence qui a éclaté dans le Darfour du Sud fin mai 2026 n'était pas, à première vue, sans précédent : un berger a été tué dans la zone d'Al-Juraif, puis des représailles ont rapidement touché Kubum, Wastani et Mirkindi. Le 30 mai, une attaque contre un point de collecte d'eau près de Kubum a fait plus de cinquante morts, envoyant des milliers de civils fuir vers Edd Al Fursan.
Les affrontements entre les tribus Beni Halba et Awlad Salamat au Darfour auraient au total fait près de 500 morts, selon plusieurs sources locales et régionales. Ce n'est pas un simple conflit tribal, c'est une fracture dans la coalition même qui a soutenu les FSR tout au long de la guerre civile, et elle révèle la fragilité croissante de l'autorité des FSR sur le Darfour.
Des témoignages de terrain indiquent que les tensions actuelles sont liées à des disputes sur la mobilisation militaire et le recrutement, ainsi qu'à des désaccords sur la distribution de véhicules dans les zones sous influence des FSR.
Les États-Unis et leurs partenaires internationaux ont réalisé des “progrès tangibles” vers une solution politique au Soudan, a déclaré ce matin sur la plateforme : X (ancien Twitter), M. Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump.
L'objectif de cette initiative de paix est de soutenir un processus civil basé sur la Déclaration de Berlin et un dialogue soudanais dirigé par un comité de cinq membres.
Il convient de rappeler que la diplomatie américaine, malgré plusieurs déclarations et initiatives en faveur de la paix au Soudan, cependant aucun progrès n'a pas été enregistré sur ce dossier. "Les États-Unis et leurs partenaires ont réalisé des “progrès tangibles” vers une solution politique au Soudan", M. Boulos, conseiller de Trump
MS. Abdelsalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Darfour: Plus de 500 morts dans les rangs des Bani Halba et awlad Salamat

