Dans sa réponse, l’AILC défend la rigueur et la transparence de ses méthodes, affirmant que les 910 milliards de FCFA de redressements annoncés couvrent la période 2021–2025 et reposent sur des audits minutieux.
Mais au-delà de la défense technique, le communiqué soulève une question sensible : le rôle du ministère des Finances lui-même. L’AILC pointe des exonérations fiscales illégales, des dégrèvements injustifiés et des abattements irréguliers accordés par le ministère, en violation des lois en vigueur. Ces pratiques auraient bénéficié à certaines entreprises, suggérant une implication directe du ministère dans des arrangements fiscaux douteux.
L’agence affirme avoir récupéré 22 milliards de FCFA et documenté près de 99 milliards en compensations, dont une partie n’a pas été reversée au Trésor public. Elle appelle à un dialogue constructif et réaffirme son engagement à défendre l’intérêt public.
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