Le nouveau gouvernement tchadien, annoncée hier soir, suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. D’emblée, il convient de souligner une volonté apparente d’ouverture. La jeunesse et les femmes y occupent une place non négligeable, traduisant un effort d’inclusion politique souvent revendiqué ces dernières années par la société civile.
Par ailleurs, la présence d’intellectuels à des postes stratégiques, notamment dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, peut être perçue comme un signal en faveur d’une gouvernance davantage axée sur les compétences. Cette orientation pourrait, en théorie, contribuer à impulser des réformes structurelles dans des domaines clés du développement national.
L’une des principales innovations de cette nouvelle architecture gouvernementale réside dans la création du poste de vice-Premier ministre. Toutefois, l’absence, à ce stade, de clarification sur ses attributions exactes soulève des interrogations quant à sa réelle plus-value institutionnelle et fonctionnelle.
Au-delà de ces éléments de composition, une question fondamentale demeure : ce gouvernement dispose-t-il des moyens financiers nécessaires pour répondre efficacement aux priorités urgentes du pays ? Parmi celles-ci figurent notamment l’accès à l’électricité et à l’eau, le renforcement de la sécurité, le développement des infrastructures, la lutte contre la corruption, le renforcement de la paix à travers la réconciliation avec le reste des mouvements politico-militaires, l'ouverture aux partis politiques, ainsi que la lutte contre la vie chère, qui affecte durement les populations.
Pour apporter une réponse pertinente à cette interrogation, il apparaît indispensable de replacer la situation dans son contexte récent. À cet égard, la démission du ministre de l’Enseignement supérieur M. Tom Erdimi, constitue un indicateur important des tensions internes ou des contraintes structurelles auxquelles fait face l’appareil étatique. De même, la récente prise de parole du Médiateur de la République mérite une attention particulière, dans la mesure où elle pourrait éclairer les défis institutionnels et les attentes sociales actuelles.
En somme, au-delà des annonces et des équilibres politiques, c’est bien la capacité réelle de ce gouvernement à mobiliser des ressources et à traduire ses intentions en actions concrètes qui déterminera sa crédibilité et son efficacité.
Une réaction faite à la demande de la radio panafricaine Ifriqya, de l'Union africaine.
Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
standard: 0023592335316
www.centrerecherche.com
Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages
Par ailleurs, la présence d’intellectuels à des postes stratégiques, notamment dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, peut être perçue comme un signal en faveur d’une gouvernance davantage axée sur les compétences. Cette orientation pourrait, en théorie, contribuer à impulser des réformes structurelles dans des domaines clés du développement national.
L’une des principales innovations de cette nouvelle architecture gouvernementale réside dans la création du poste de vice-Premier ministre. Toutefois, l’absence, à ce stade, de clarification sur ses attributions exactes soulève des interrogations quant à sa réelle plus-value institutionnelle et fonctionnelle.
Au-delà de ces éléments de composition, une question fondamentale demeure : ce gouvernement dispose-t-il des moyens financiers nécessaires pour répondre efficacement aux priorités urgentes du pays ? Parmi celles-ci figurent notamment l’accès à l’électricité et à l’eau, le renforcement de la sécurité, le développement des infrastructures, la lutte contre la corruption, le renforcement de la paix à travers la réconciliation avec le reste des mouvements politico-militaires, l'ouverture aux partis politiques, ainsi que la lutte contre la vie chère, qui affecte durement les populations.
Pour apporter une réponse pertinente à cette interrogation, il apparaît indispensable de replacer la situation dans son contexte récent. À cet égard, la démission du ministre de l’Enseignement supérieur M. Tom Erdimi, constitue un indicateur important des tensions internes ou des contraintes structurelles auxquelles fait face l’appareil étatique. De même, la récente prise de parole du Médiateur de la République mérite une attention particulière, dans la mesure où elle pourrait éclairer les défis institutionnels et les attentes sociales actuelles.
En somme, au-delà des annonces et des équilibres politiques, c’est bien la capacité réelle de ce gouvernement à mobiliser des ressources et à traduire ses intentions en actions concrètes qui déterminera sa crédibilité et son efficacité.
Une réaction faite à la demande de la radio panafricaine Ifriqya, de l'Union africaine.
Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
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Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages


