La démarche diplomatique de Donald Trump s'inscrit dans sa stratégie habituelle, qui privilégie les contacts directs et les rencontres au sommet avec ses adversaires, même après des crises majeures. Ce choix, souvent perçu comme provocateur ou contradictoire, s'est illustré par le passé avec la Corée du Nord. Concernant l'Iran, les choses semblent être compliquées. Normalement, Trump devrait être guidé par ses conseillers qui connaissent l’histoire de l’Iran. Il a tué le père, l’épouse et l’enfant du nouveau guide. Comment peut-il oser demander une rencontre avant de régler ces meurtres ?
Les pertes subies par le guide suprême, Mojtaba Khamenei a été blessé et a perdu son père (l'ancien guide Ali Khamenei), sa sœur, son beau-frère et un bébé dans une opération d'assassinat ciblé américano-israélienne fin février. Les réseaux s'enflamment sur la proposition de Trump. D'aucuns pensent que la stratégie de Trump est de fixer l'ennemi pour bien le neutraliser.
Malgré ce lourd bilan, le président américain a déclaré dans une récente entrevue qu'il « aimerait rencontrer » l'ayatollah Mojtaba Khamenei, estimant qu'il est profondément impliqué dans le processus décisionnel iranien et que les deux pays pourraient parvenir à un accord. Pour Téhéran, la perspective d'une telle rencontre reste une question hautement complexe et sensible, impliquant de surmonter d'immenses obstacles politiques et émotionnels avant toute négociation.
MS. Abdelssalam
Analyste, chercheur associé au CEDPE
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