Il faut cesser les euphémismes. Ce qui se joue entre Iran, Israël et les États-Unis n’est ni une crise, ni une simple escalade. C’est une mise en danger délibérée de l’ordre mondial. Le reste n’est que rhétorique.
Depuis plusieurs semaines, les trois acteurs avancent masqués derrière des justifications sécuritaires, mais leurs actes disent autre chose : une volonté d’imposer, coûte que coûte, leur domination, leur survie ou leur supériorité, peu importe les conséquences. Et ces conséquences sont globales.
Le détroit d'Ormuz, passage vital pour l’économie mondiale, est devenu l’arme parfaite. Sa fermeture annoncée ou suggérée équivaut à une prise d’otage énergétique de la planète entière. Ce n’est pas une menace régionale. C’est un acte de coercition globale. Face à cela, que propose Washington ? La menace, encore la menace, toujours la menace. Que fait Tel-Aviv ? La frappe préventive érigée en doctrine permanente. Que répond Téhéran ? L’escalade assumée, la régionalisation du conflit, la stratégie du chaos contrôlé.
Chacun accuse l’autre. Tous alimentent l’incendie. Il ne s’agit plus ici de sécurité, mais de l’arrogance sans limite, de l‘extrémisme et de puissance sans frein. Car la vérité est brutale, aucune de ces puissances n’agit aujourd’hui en acteur responsable. Elles agissent en joueurs, dans une partie où le monde entier sert de plateau.
Le prix ? Il est déjà payé ailleurs. Dans les économies fragiles, étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Dans les sociétés vulnérables, où chaque choc extérieur devient une crise intérieure. Dans les régions instables, où chaque tension internationale alimente de nouveaux conflits.
Le Sud global encaisse. Les puissances calculent. Et pendant ce temps, où est la communauté internationale ? Absente. Silencieuse. Disqualifiée. Les institutions censées réguler ces dérives ne régulent plus rien. Elles observent, publient, s’inquiètent, mais n’agissent pas. Le droit international est invoqué quand il arrange, ignoré quand il contraint. D’ailleurs, Trump l’a répété plusieurs fois après l’enlèvement du président vénézuélien « la loi internationale ? non seulement il s’en fou mais il ne la reconnaît pas ». C’est le président du nouveau Conseil de la paix qui parle, celui qui est censé protéger le plus faible et défendre la loi internationale. Nous assistons à une vérité dérangeante. L’ordre international n’est pas en crise, il est en train de disparaître. Ce vide est dangereux. Car dans ce vide, seule subsiste la loi du plus fort. Et lorsque la loi du plus fort devient la règle, la guerre cesse d’être une exception. Elle devient une option normale. Le plus inquiétant n’est même plus l’intention de nuire. C’est l’indifférence face au risque de catastrophe. Une erreur. Un missile mal interprété. Une riposte disproportionnée. Et tout bascule. Mais peut-être est-ce là le point le plus cynique ? certains semblent prêts à courir ce risque. Il faut avoir le courage de le dire, ce qui se déroule aujourd’hui n’est pas seulement une confrontation entre États. C’est une faillite morale des puissances. Une faillite où la force a remplacé la responsabilité, où la domination a remplacé la régulation,
où l’intérêt national immédiat a écrasé toute vision collective. Le monde n’est plus gouverné. Il est exposé.
Dans cette exposition, ce sont les peuples invisibles, éloignés et sans voix qui deviennent les victimes silencieuses d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Pendant ce temps, les dictateurs des états à démocratie fragile bafouent les droits de l’Homme sans la moindre inquiétude. Ils sont désormais convaincus que personne ne leur en tiendra rigueur. D’ailleurs, Trump a déjà affirmé qu’il se moquait de la démocratie, et ce n’est pas Epstein qui dira le contraire.
Depuis plusieurs semaines, les trois acteurs avancent masqués derrière des justifications sécuritaires, mais leurs actes disent autre chose : une volonté d’imposer, coûte que coûte, leur domination, leur survie ou leur supériorité, peu importe les conséquences. Et ces conséquences sont globales.
Le détroit d'Ormuz, passage vital pour l’économie mondiale, est devenu l’arme parfaite. Sa fermeture annoncée ou suggérée équivaut à une prise d’otage énergétique de la planète entière. Ce n’est pas une menace régionale. C’est un acte de coercition globale. Face à cela, que propose Washington ? La menace, encore la menace, toujours la menace. Que fait Tel-Aviv ? La frappe préventive érigée en doctrine permanente. Que répond Téhéran ? L’escalade assumée, la régionalisation du conflit, la stratégie du chaos contrôlé.
Chacun accuse l’autre. Tous alimentent l’incendie. Il ne s’agit plus ici de sécurité, mais de l’arrogance sans limite, de l‘extrémisme et de puissance sans frein. Car la vérité est brutale, aucune de ces puissances n’agit aujourd’hui en acteur responsable. Elles agissent en joueurs, dans une partie où le monde entier sert de plateau.
Le prix ? Il est déjà payé ailleurs. Dans les économies fragiles, étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Dans les sociétés vulnérables, où chaque choc extérieur devient une crise intérieure. Dans les régions instables, où chaque tension internationale alimente de nouveaux conflits.
Le Sud global encaisse. Les puissances calculent. Et pendant ce temps, où est la communauté internationale ? Absente. Silencieuse. Disqualifiée. Les institutions censées réguler ces dérives ne régulent plus rien. Elles observent, publient, s’inquiètent, mais n’agissent pas. Le droit international est invoqué quand il arrange, ignoré quand il contraint. D’ailleurs, Trump l’a répété plusieurs fois après l’enlèvement du président vénézuélien « la loi internationale ? non seulement il s’en fou mais il ne la reconnaît pas ». C’est le président du nouveau Conseil de la paix qui parle, celui qui est censé protéger le plus faible et défendre la loi internationale. Nous assistons à une vérité dérangeante. L’ordre international n’est pas en crise, il est en train de disparaître. Ce vide est dangereux. Car dans ce vide, seule subsiste la loi du plus fort. Et lorsque la loi du plus fort devient la règle, la guerre cesse d’être une exception. Elle devient une option normale. Le plus inquiétant n’est même plus l’intention de nuire. C’est l’indifférence face au risque de catastrophe. Une erreur. Un missile mal interprété. Une riposte disproportionnée. Et tout bascule. Mais peut-être est-ce là le point le plus cynique ? certains semblent prêts à courir ce risque. Il faut avoir le courage de le dire, ce qui se déroule aujourd’hui n’est pas seulement une confrontation entre États. C’est une faillite morale des puissances. Une faillite où la force a remplacé la responsabilité, où la domination a remplacé la régulation,
où l’intérêt national immédiat a écrasé toute vision collective. Le monde n’est plus gouverné. Il est exposé.
Dans cette exposition, ce sont les peuples invisibles, éloignés et sans voix qui deviennent les victimes silencieuses d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Pendant ce temps, les dictateurs des états à démocratie fragile bafouent les droits de l’Homme sans la moindre inquiétude. Ils sont désormais convaincus que personne ne leur en tiendra rigueur. D’ailleurs, Trump a déjà affirmé qu’il se moquait de la démocratie, et ce n’est pas Epstein qui dira le contraire.
Par Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
standard: 0023592335316 www.centrerecherche.com
Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad
Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
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Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres


