Le Tchad 66 ans après l'indépendance et le défi du PIB par habitant.
Il faut sortir du piège du mot "PIB" pour interroger le passé et penser le futur. Or le futur pour le Tchad se conjugue au présent.
Les grandes tendances sont clairement identifiées :
- Une jeunesse hyperconnectée et impatiente ;
- Les femmes, longtemps oubliées et laissées sur le bord de l'autoroute du progrès, qui désormais veulent occuper le devant de la scène à part égale avec les hommes ;
- Les progrès scientifiques et technologiques qui alimentent le développement d'activités nouvelles mais qui produisent aussi des ruptures profondes dans les économies traditionnelles ;
- L'essor des extrémismes violents et de l'économie criminelle ;
- Et enfin la question de l'environnement et du changement climatique.
À ces tendances peuvent s'ajouter des ruptures et des accélérateurs : la nouvelle géographie économique mondiale et de nouveaux acteurs géostratégiques.
Une vision à long terme est indispensable, mais appréhender ce qui est essentiel comporte des défis dans un contexte d'incroyable incertitude, car demain peut ne pas être le prolongement d'aujourd'hui, tellement le pays est fragile et vulnérable.
On doit retrouver le PIB sur l'assiette alimentaire, dans la santé, l'éducation, de chaque Tchadien, etc.
Le Tchad 66 ans après l'indépendance et le défi du PIB par habitant
À l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance du Tchad, le 11 août 2026, le devoir de mémoire doit s'accompagner d'un devoir de lucidité économique. Le revenu réel par habitant a progressé depuis l'indépendance, mais trop lentement pour transformer profondément les conditions de vie. Le pays doit désormais juger ses politiques à leur capacité d'accroître durablement la productivité, l'emploi et le revenu de chaque Tchadienne et de chaque Tchadien.


