À Abéché, les dates de 27net 28 janvier ont été marquées par un épisode qui illustre la gravité de l’état d’insécurité dans le pays. Au total, quatre personnes ont été tuées.
Un détenu, incarcéré pour escroquerie de 18 millions de francs CFA, a bénéficié d’une permission de sortie accordée par les autorités pénitentiaires. Profitant de cette liberté provisoire, il s’est rendu directement chez le chef de race Guimir, qu’il menaçait de tuer. Ne l’ayant pas trouvé à son domicile, il l’a ensuite rejoint sur son lieu de travail, où il l’a abattu, ainsi que deux autres personnes, dont l’imam adjoint de la mosquée du quartier Tayiba.
Après son triple meurtre, l’homme a contraint un taxi à le reconduire à la maison d’arrêt. Là, il a tiré deux balles en l’air pour exprimer sa joie, avant de remettre son arme aux gendarmes et de regagner sa cellule comme si de rien n’était. Les forces de sécurité, alertées, ont confirmé que l’auteur des crimes se trouvait déjà en détention, ce qui a accentué le caractère rocambolesque de l’affaire.
Un symptôme d’un système défaillant
Cet événement met en lumière plusieurs failles :
La complicité ou la négligence des autorités pénitentiaires, qui ont accordé une permission de sortie à un détenu dangereux.
L’absence de réaction des hautes autorités administratives et sécuritaires, qui n’ont pas jugé nécessaire de se déplacer pour soutenir les familles des victimes.
La banalisation des meurtres, devenus presque des faits divers dans un contexte où la population vit sous la loi du plus fort.
Le deuxième jour, un commerçant bijoutier a été intercepté et abattu par deux personnes à bord d’un véhicule. Les auteurs de crime ont disparu dans la nature après avoir dépouillé la victime de son argent.
Un besoin urgent de réforme
Au-delà du drame, cette affaire révèle un climat de gangstérisme et d’impunité. Elle souligne l’urgence d’une réforme profonde de la justice tchadienne, afin de la rendre plus efficace, indépendante et capable de restaurer la confiance des citoyens. Sans une telle réforme, le risque est grand de voir l’insécurité s’enraciner davantage et fragiliser encore plus la cohésion nationale.
Un détenu, incarcéré pour escroquerie de 18 millions de francs CFA, a bénéficié d’une permission de sortie accordée par les autorités pénitentiaires. Profitant de cette liberté provisoire, il s’est rendu directement chez le chef de race Guimir, qu’il menaçait de tuer. Ne l’ayant pas trouvé à son domicile, il l’a ensuite rejoint sur son lieu de travail, où il l’a abattu, ainsi que deux autres personnes, dont l’imam adjoint de la mosquée du quartier Tayiba.
Après son triple meurtre, l’homme a contraint un taxi à le reconduire à la maison d’arrêt. Là, il a tiré deux balles en l’air pour exprimer sa joie, avant de remettre son arme aux gendarmes et de regagner sa cellule comme si de rien n’était. Les forces de sécurité, alertées, ont confirmé que l’auteur des crimes se trouvait déjà en détention, ce qui a accentué le caractère rocambolesque de l’affaire.
Un symptôme d’un système défaillant
Cet événement met en lumière plusieurs failles :
La complicité ou la négligence des autorités pénitentiaires, qui ont accordé une permission de sortie à un détenu dangereux.
L’absence de réaction des hautes autorités administratives et sécuritaires, qui n’ont pas jugé nécessaire de se déplacer pour soutenir les familles des victimes.
La banalisation des meurtres, devenus presque des faits divers dans un contexte où la population vit sous la loi du plus fort.
Le deuxième jour, un commerçant bijoutier a été intercepté et abattu par deux personnes à bord d’un véhicule. Les auteurs de crime ont disparu dans la nature après avoir dépouillé la victime de son argent.
Un besoin urgent de réforme
Au-delà du drame, cette affaire révèle un climat de gangstérisme et d’impunité. Elle souligne l’urgence d’une réforme profonde de la justice tchadienne, afin de la rendre plus efficace, indépendante et capable de restaurer la confiance des citoyens. Sans une telle réforme, le risque est grand de voir l’insécurité s’enraciner davantage et fragiliser encore plus la cohésion nationale.

