Centre d'études pour le développement et la prévention de l’extrémisme

LE CEDPE ACCUEILLE A N'DJAMENA UNE DELEGATION DE L’INSTITUT D’ETUDES DE SECURITE (ISS)

Rédigé le Lundi 11 Mars 2019 à 22:12 | Lu 32 fois | 0 commentaire(s)

« Les africains doivent compter sur leurs propres efforts et non attendre de ceux qui prétendent financer leurs projets alors qu’ en réalité, ils les exploitent pour s’enrichir et perdent le temps dans des approches purement sécuritaires », a tenu à souligner Dr. Ahmat Yacoub qui vante la stratégie du CEDPE.


Le CEDPE a reçu dans ses bureaux à N'Djamena au Tchad, le Jeudi 07 mars 2019, une délégation de l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS) venue du Sénégal pour un entretien. Dr. FONTEH AKUM, chercheur principal à l’Institut d’Etudes de Sécurité, lors de sa prise de parole a remercié le CEDPE pour l’accueil et a laissé entendre que leur institution a développé un intérêt pour la région du Lac Tchad. Et vu que le CEDPE s’intéresse aussi de près à cette région et a eu surtout à mener plusieurs activités dans cette zone, il est judicieux de s’approcher de cette structure, raison pour laquelle la délégation a été dépêchée pour s’enquérir des réalisations du CEDPE dans le domaine de la prévention de l’extrémisme et de la de radicalisation des retournés de Boko Haram. « Vous êtes vigoureusement engagés et à chaque fois qu’on parle de l’extrémisme, on ne cesse de mentionner le nom de votre centre, raison pour laquelle nous sommes ici pour bénéficier de vos conseils », a-t-il conclut. Au Président du CEDPE de dire que le centre a mené une étude au Lac Tchad avec un échantillon de 285 repentis de Boko Haram interrogés et qu’actuellement le centre envisage de travailler sur un échantillon plus grand que celui d’avant. « Nous sommes un centre apolitique, nous n’attendons pas de l’aide extérieure pour mener nos activités, nous le faisons avec nos moyens de bord à l’exemple de la mission que nous avons menée au Lac-Tchad » a-t-il dit. « Les africains doivent compter sur leurs propres efforts et non attendre de ceux qui prétendent financer leurs projets alors qu’ en réalité, ils les exploitent pour s’enrichir et perdent le temps dans des approches purement sécuritaires », a tenu à souligner Dr. Ahmat Yacoub qui vante la stratégie du CEDPE.
En reprenant la parole pour une seconde fois, Dr. FONTEH AKUM a laissé entendre que l’approche qu’adopte le CEDPE le fascine et qu’on entend dire qu’au Tchad on a un processus de deradicalisation, quel est ce processus ? Et a posé ensuite la question suivante : « est-ce que vous avez un regard démographique sur les 2200 repentis du Lac-Tchad » ? Pour le président du CEDPE, il n’existe pas au Tchad un processus légal mis en place par les autorités  pour les retournés de BH, le processus est beaucoup plus social en ce sens où le chef de la communauté d’appartenance de chaque retourné, en identifiant et vérifiant la fiabilité ou pas de son désengagement avant de le confier à sa famille. Quant à la seconde question, le Président a affirmé que l’étude menée par le Centre a permis d’avoir un regard démographique. Dr. FONTEH AKUM a saisi cette occasion pour dire que leur structure s’intéresse aux questions de la résilience, des désengagés, des communautés et autres et qu’ils produisent des données et des revues scientifiques. Il s ’est aussi interrogé si le fait que 50 à 60 repentis ont rejoint Boko Haram, interpellera le processus de deradicalisation? Après avoir répondu à cette question, le Président du CEDPE a affirmé que le plus important est de voir comment le CEDPE et l’Institut d’Etudes de Sécurité pourront faire pour converger leurs efforts dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.
Etaient présent, Dr. Ahmat Yacoub DABIO, Mr. AGASSIZ BAROUM, Dr. FONTEH AKUM,  Dr. Hoinathy Remadji et Mr. Paul Simon.
 




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