Connectez-vous S'inscrire
Menu
www.centrerecherche.com
Siège : N'Djamena, Tchad
E-mail : yacoubahmat@aol.com
Ensemble contre les conflits et pour la paix

Pahimi Padacké, l’ancien chef du gouvernement affirme craindre pour sa propre sécurité

Lundi 11 Mai 2026

Le sénateur tchadien Pahimi Padacké Albert a exprimé sa profonde inquiétude face à cette situation, condamnant les arrestations de leaders politiques ainsi que ce qu’il qualifie de véritable « chasse à l’homme » menée contre certaines personnalités critiques du pouvoir. Selon lui, ces pratiques risquent d’aggraver les fractures politiques et de compromettre davantage les perspectives d’un dialogue national apaisé.




Le climat politique continue de se tendre au Tchad à mesure que se multiplient les arrestations, les intimidations et les pressions visant des figures politiques et des acteurs de la société civile. Dans ce contexte marqué par une forte crispation sécuritaire et politique, plusieurs voix dénoncent une restriction progressive des libertés publiques ainsi qu’un durcissement du pouvoir militaire installé depuis la transition.

Le sénateur tchadien Pahimi Padacké Albert a exprimé sa profonde inquiétude face à cette situation, condamnant les arrestations de leaders politiques ainsi que ce qu’il qualifie de véritable « chasse à l’homme » menée contre certaines personnalités critiques du pouvoir. Selon lui, ces pratiques risquent d’aggraver les fractures politiques et de compromettre davantage les perspectives d’un dialogue national apaisé.
L’ancien chef du gouvernement affirme également craindre pour sa propre sécurité, estimant que le climat actuel ne garantit plus une libre expression des opinions politiques. Ses déclarations interviennent dans un contexte où plusieurs opposants, militants et acteurs politiques dénoncent un rétrécissement de l’espace démocratique et une montée des tensions entre la junte militaire au pouvoir et leurs détracteurs.
 
Pour de nombreux observateurs, cette détérioration du climat politique intervient à un moment particulièrement sensible pour le pays, confronté à des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs.
Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent régulièrement au respect des libertés fondamentales, à la protection des opposants politiques et à l’ouverture d’un dialogue inclusif afin d’éviter une escalade des tensions.
Alors que le chef de la junte militaire au pouvoir le maréchal Mahamat Idriss Deby devait initialement ouvrir la voie à une normalisation politique et institutionnelle, les inquiétudes persistent quant à l’avenir du pluralisme politique et à sa capacité à instaurer un climat de confiance entre les différentes composantes de la nation.
 
Rien ne va dans ce pays qui, selon un général ayant requis l’anonymat, a reculé de vingt ans. Le Tchad vit dans la misère, sans électricité ni eau potable, tandis que la recrudescence des conflits intercommunautaires s’est étendue partout. A N’Djamena, l’insécurité est généralisée et la corruption a atteint son paroxysme. S’y ajoutent les activités terroristes dans le bassin du lac Tchad et l’implication de la junte au pouvoir dans le conflit soudanais. Pendant ce temps, le maréchal distribue le grade de général à ses proches comme de petits pains. Où va le Tchad du maréchal Mahamat Idriss Déby, s'interrogent tchadiens et partenaires ?