Le conflit soudanais est désormais un théâtre régional, où plusieurs puissances extérieures jouent un rôle direct ou indirect :
- Émirats arabes unis : soutien militaire et financier aux FSR, fourniture d’équipements et appui logistique.
- Israël : implication discrète, centrée sur la sécurité régionale et la surveillance des dynamiques au Nil et en mer Rouge.
- Libye : réseaux transfrontaliers hérités des guerres civiles, apport de combattants et circulation d’armes.
- Tchad : Implication dans le conflit soudanais en prenant parti au lieu de jouer le rôle de médiateur.
- Égypte : préoccupée par la stabilité du Nil et la sécurité frontalière, elle observe attentivement l’évolution des forces.
- Union africaine : tente de jouer un rôle de médiation, mais peine à contenir l’influence des acteurs extérieurs.
Analyse prospective
Trois scénarios principaux se dessinent :
Trois scénarios principaux se dessinent :
- Escalade régionale
- Le soutien exogène se poursuit, alimentant les FSR en ressources.
- Le conflit s’étend aux pays voisins (Tchad, Libye, Ethiopie), avec un risque de guerre par procuration.
- Affaiblissement progressif des FSR
- Les défections internes se multiplient, réduisant la cohésion et l’efficacité des FSR.
- L’armée soudanaise consolide sa position, mais reste confrontée à une guerre prolongée sans pouvoir vaincre définitivement les FSR.
- Médiation internationale renforcée
- Pression accrue des acteurs internationaux pour une solution politique inclusive.
- Diminution progressive du soutien exogène, ouverture de négociations sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU.
- La position versatile et confuse des Etats unis à travers le Conseiller spécial du Président Trump fragilise la médiation.
Conclusion
Les défections au sein des FSR fragilisent leur structure, mais le soutien exogène (Émirats, Israël, Libye, Tchad) maintient leur capacité de nuisance. Le conflit soudanais est devenu un nœud géopolitique régional, où se croisent intérêts stratégiques, rivalités militaires et enjeux humanitaires.
Les défections au sein des FSR fragilisent leur structure, mais le soutien exogène (Émirats, Israël, Libye, Tchad) maintient leur capacité de nuisance. Le conflit soudanais est devenu un nœud géopolitique régional, où se croisent intérêts stratégiques, rivalités militaires et enjeux humanitaires.
La communauté internationale doit se préparer : soit à une escalade régionale, soit à un affaiblissement progressif, soit à un renforcement de la médiation. En cas d’escalade, les premiers pays à en subir les conséquences seraient malheureusement le Tchad et l’Éthiopie, en raison de la présence de mouvements armés d’opposition particulièrement agressifs. Dr. Ahmat Yacoub Dabio, Expert en Gestion de Conflits, Président du CEDPE.
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
SAhel7, www.centrerecherche.com

