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Au Niger, la situation reste inconnue

Samedi 29 Août 2026

À Niamey, capitale du Niger, des affrontements armés ont éclaté dans la nuit du 28 au 29 août 2026 autour de l’aéroport et du palais présidentiel. La télévision nationale a été brièvement interrompue, et la garde présidentielle affirme avoir repoussé des insurgés issus des forces armées. La situation reste confuse et les casernes sont en alerte maximale.


A Niamey, capitale du Niger, des affrontements armés ont éclaté dans la nuit du 28 au 29 août 2026 autour de l’aéroport et du palais présidentiel. La télévision nationale a été brièvement interrompue, et la garde présidentielle affirme avoir repoussé des insurgés issus des forces armées. La situation reste confuse et les casernes sont en alerte maximale.
Situation sécuritaire actuelle est confuse. Des tirs nourris et explosions ont été entendus dès 1h00 du matin dans plusieurs quartiers de Niamey, notamment près de la base 101 de l’armée de l’air et du palais présidentiel. La Télévision nationale (Télé Sahel) a cessé d’émettre pendant plus d’une heure avant d’être rétablie vers 10h10. La garde présidentielle indique avoir repoussé des insurgés issus des rangs de l’armée qui tentaient de pénétrer dans le palais présidentiel. Des véhicules blindés ont été observés en renfort près de l’aéroport et dans certains quartiers sensibles.
Le Niger est dirigé depuis juillet 2023 par une junte militaire menée par le général Abdourahamane Tiani. Le pays fait partie de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Burkina Faso et le Mali. Le 26 août 2026, un parlement commun de 45 membres a été installé à Niamey, considéré comme une étape vers une souveraineté régionale renforcée. L’aéroport de Niamey a déjà été ciblé deux fois cette année par des groupes jihadistes, (l’État islamique en janvier et JNIM, al-Qaïda sahélien en juin.
 
Ces affrontements surviennent dans un contexte de montée des menaces jihadistes et de tensions internes au sein des forces armées. La base 101 abrite le quartier général des partenaires russes (Africa Corps) et l’état-major de la force unifiée de l’AES.
Les analystes nigériens et burkinabés voient dans la création du parlement de l’AES une étape décisive pour réduire l’influence des puissances extérieures, notamment la France. Mais, une chose est sûre: Il est difficile d’instaurer une paix durable dans l’espace de l’AES si les juntes au pouvoir ne parviennent pas à rassembler la population autour d’elles. Pour y parvenir, il faudrait transférer le pouvoir à des autorités civiles élues lors de scrutins libres et transparents, puis engager des discussions avec les groupes djihadistes, ceux qui sont prêts à se repentir et à déposer les armes en échange d’une réinsertion.

MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel7,  www.centrerecherche.com

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