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Bases et espaces aériens des Etats du Golf, désormais interdits à Trump dans ses frappes contre l’Iran

Vendredi 8 Mai 2026

Selon plusieurs informations récentes, des pays comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman et le Koweït auraient clairement indiqué à Washington qu’ils ne souhaitaient pas voir leurs bases ou leurs espaces aériens utilisés pour des frappes offensives contre l’Iran.


Bases et espaces aériens des Etats du Golf, désormais interdits à Trump dans ses frappes contre l’Iran
Les monarchies du Golfe semblent aujourd’hui engagées dans une stratégie d’équilibre extrêmement délicate : préserver leur alliance sécuritaire avec les États-Unis tout en évitant d’être entraînées dans une guerre ouverte contre l’Iran.
 
Selon plusieurs informations récentes, des pays comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman et le Koweït auraient clairement indiqué à Washington qu’ils ne souhaitaient pas voir leurs bases ou leurs espaces aériens utilisés pour des frappes offensives contre l’Iran. ([Factually][1])
 
Le cas saoudien est particulièrement révélateur. Des informations publiées aujourd’hui indiquent que l’Arabie saoudite aurait refusé l’utilisation de certaines infrastructures militaires américaines dans le cadre d’un projet de sécurisation du détroit d’Ormuz porté par Donald Trump. Riyad craindrait qu’une telle implication ne provoque des représailles iraniennes directes contre ses infrastructures pétrolières et stratégiques. ([The Guardian][2])
 
Ce refus est justifié par la peur des représailles iraniennes, une évolution stratégique des monarchies du Golfe et une méfiance croissante envers Washington.
Les États du Golfe savent qu’ils constituent les cibles les plus vulnérables en cas d’escalade :
* raffineries
* terminaux pétroliers
* usines de dessalement
* aéroports
* bases militaires américaines installées sur leur territoire
 
Les frappes iraniennes passées contre des installations saoudiennes ont profondément marqué les dirigeants de la région. Beaucoup estiment aujourd’hui qu’héberger des bases américaines est une chose, devenir une plateforme d’attaque contre l’Iran en est une autre.
 
Depuis quelques années, plusieurs pays du Golfe cherchent à réduire les tensions avec Iran :
* rapprochement diplomatique entre Riyad et Téhéran sous médiation chinoise
* volonté de stabilité économique
* priorité donnée aux grands projets de diversification économique.
 
Une guerre régionale menacerait directement ces ambitions. Un autre facteur important est le doute grandissant concernant la fiabilité de la protection américaine. Dans les capitales du Golfe, certains considèrent que les États-Unis peuvent déclencher une confrontation, mais que les pays du Golfe seraient ceux qui paieraient le prix des représailles.
Cette perception s’est renforcée après les précédentes attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques régionales.
 
Mais le refus est-il total ? Pas complètement. Il faut distinguer entre l’usage offensif des bases pour attaquer l’Iran et la coopération défensive déjà existante avec Washington. Même lorsque ces pays refusent officiellement des frappes offensives, les bases américaines continuent souvent d’assurer : surveillance, renseignement, défense antimissile, logistique. C’est pourquoi l’Iran considère malgré tout plusieurs monarchies du Golfe comme indirectement impliquées dans le dispositif américain.
 
Le plus important est peut-être ailleurs. Les pays du Golfe ne veulent plus être de simples terrains d’affrontement entre grandes puissances. Ils cherchent désormais à préserver leurs intérêts économiques, à éviter une destruction régionale, et à mener une diplomatie plus autonome. Autrement dit, même alliés des États-Unis, ils refusent de plus en plus d’endosser automatiquement les conséquences d’une guerre décidée à Washington ou à Tel-Aviv. La question n’est donc plus seulement « Les pays du Golfe soutiennent-ils les États-Unis ? » Mais plutôt « Jusqu’où sont-ils prêts à payer le prix d’une confrontation avec l’Iran ? » Et la réponse semble aujourd’hui beaucoup plus limitée qu’auparavant. ([inss.org.il][3])
 ____________________________
[1]: https://factually.co/fact-checks/military/gulf-countries-us-airspace-bases-access-conflict-d43866?utm_source=chatgpt.com "Which Gulf Countries Allowed Or Denied U.S. Use Of The..."
[2]: https://www.theguardian.com/world/2026/may/07/trump-project-freedom-saudi-arabia-strait-of-hormuz?utm_source=chatgpt.com "Trump shelved 'Project Freedom' after Saudis refused use of bases and airspace"
[3]: https://www.inss.org.il/publication/gulf-iran-usa/?utm_source=chatgpt.com "The Gulf States and a US–Iranian Confrontation | INSS"
4: image source: 
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