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Ensemble contre les conflits et pour la paix

Conflit et prévention

Crise du Tibesti : une initiative internationale de médiation attendue à N'Djamena

Mercredi 4 Novembre 2026


Par MS. Abdelsalam
analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel7 - www.centrerecherche.com


Dans un contexte marqué par la persistance des tensions et la reprise des affrontements dans le Tibesti, une initiative diplomatique discrète pourrait ouvrir une nouvelle perspective de dialogue entre le gouvernement tchadien et le Comité autodéfense du Tibesti.
Selon des informations recueillies auprès d'une source diplomatique tchadienne, l'Institute for Islamic Strategic Affairs (IISA), un institut de réflexion basé au Royaume-Uni et Dubaï, spécialisé dans les questions stratégiques et les relations internationales, aurait discrètement fait le premier pas en proposant sa disponibilité pour faciliter une médiation entre les deux parties.
Cette démarche viserait à créer les conditions d'une reprise du dialogue et à rechercher une issue négociée à une crise dont les conséquences humaines, sécuritaires et économiques continuent de préoccuper.
Toujours selon cette source, le Comité de défense du Tibesti serait favorable à l'examen d'une telle initiative si la junte au pouvoir s’engage à respecter les accords. En revanche, aucune réaction officielle des autorités tchadiennes n'a, à ce stade, été portée à notre connaissance.
Depuis le 14 octobre, les affrontements violents à Miski entre le Comité d’autodéfense et la Brigade des mines appuyée par l’armée tchadienne ont fait plus de 120 morts et 100 blessés, selon le colonel Idriss Malloum, chef de l’unité de l’armée participant aux combats. Une information rapportée au journal espagnol EFE
https://urls.fr/VIg9hF. L’Espagne qui dans le but de combattre les groupes terroristes, dispose d’une présence militaire discrète dans le Sahel qui lui permet de suivre de près toutes les activités militaires. Il faut admettre que l’origine des conflits dans toutes les régions minière reste le même, en occurrence l’exploitation des ressources minières par le chef de la junte au pouvoir et ses proches, laissant la population crèver de faim et vivre dans la misère. Un pays sans justice, sans routes, sans électricité, sans infrastructures sanitaires modernes où les enfants meurent de paludisme et de la dingue, aucun centime des ressources minières entre dans le trésor pour améliorer la vie des personnes. Tout à refaire pour devenir un pays normal, mais la junte au pouvoir n’est pas prête à lâcher. Ce qui se passe actuellement au nord du Tchad s’est déjà passé au Sud à l’est, à l’ouest et au centre ouest et le même revient et la junte au pouvoir utilise la violence pour mater toute réaction populaire.
 
L'éventuelle implication d'un acteur international pourrait constituer une occasion de relancer le processus politique, à condition que le chef de la junte au pouvoir manifeste une volonté réelle de dialogue.
Dans une région où les solutions exclusivement militaires ont montré leurs limites, une médiation crédible et indépendante pourrait contribuer à prévenir une nouvelle escalade et à ouvrir la voie à un règlement durable de la crise. La balle semble désormais dans le camp de N'Djamena, et il est regrettable que l’Union européenne, l’Union africaine et l’ONU restent silencieuses face aux massacres et au pillage à ciel ouvert qui se déroulent au Tchad.