Une question devient alors incontournable. Quelle est réellement la stratégie régionale du chef de la junte militaire au Tchad ?
La République centrafricaine, la Libye, le Soudan et maintenant le Niger constituent quatre espaces géopolitiques extrêmement sensibles autour du Tchad. Il ne s'agit plus seulement de sécurité nationale. Il s'agit d'une politique régionale.
Mais une puissance régionale ne se construit pas uniquement avec des militaires, des alliances circonstancielles et des opérations secrètes. Elle se construit d'abord avec une économie solide, des institutions crédibles, une armée disciplinée, une justice indépendante, une diplomatie respectée et une population qui croit en son État. Or c'est précisément sur ces terrains que les interrogations sont les plus nombreuses.
Pendant que le chef de la junte regarde à l'extérieur, le pays souffre à l'intérieur.
Certes, le paradoxe du Tchad est frappant. Malgré ses vastes richesses en pétrole, or, uranium et autres ressources naturelles qui pourraient en faire un véritable eldorado, une grande partie de la population vit encore dans une précarité extrême. L'électricité reste insuffisante. L'accès aux services publics demeure limité. La sécurité est fragile dans plusieurs régions. Les conflits communautaires se répètent. La question foncière et agro-pastorale reste explosive. Les institutions démocratiques sont faibles et la confiance dans la justice demeure profondément problématique. Pendant ce temps, le pouvoir semble consacrer une énergie considérable aux questions militaires et géopolitiques régionales.
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
SAhel7, www.centrerecherche.com
La République centrafricaine, la Libye, le Soudan et maintenant le Niger constituent quatre espaces géopolitiques extrêmement sensibles autour du Tchad. Il ne s'agit plus seulement de sécurité nationale. Il s'agit d'une politique régionale.
Mais une puissance régionale ne se construit pas uniquement avec des militaires, des alliances circonstancielles et des opérations secrètes. Elle se construit d'abord avec une économie solide, des institutions crédibles, une armée disciplinée, une justice indépendante, une diplomatie respectée et une population qui croit en son État. Or c'est précisément sur ces terrains que les interrogations sont les plus nombreuses.
Pendant que le chef de la junte regarde à l'extérieur, le pays souffre à l'intérieur.
Certes, le paradoxe du Tchad est frappant. Malgré ses vastes richesses en pétrole, or, uranium et autres ressources naturelles qui pourraient en faire un véritable eldorado, une grande partie de la population vit encore dans une précarité extrême. L'électricité reste insuffisante. L'accès aux services publics demeure limité. La sécurité est fragile dans plusieurs régions. Les conflits communautaires se répètent. La question foncière et agro-pastorale reste explosive. Les institutions démocratiques sont faibles et la confiance dans la justice demeure profondément problématique. Pendant ce temps, le pouvoir semble consacrer une énergie considérable aux questions militaires et géopolitiques régionales.
Sarah H. Salmane,
analyste, chercheure associée au CEDPE.
SAhel7, www.centrerecherche.com


