Commencée dans l'après-midi, la réunion de ces pays musulmans doit aborder "un éventail de questions, notamment les efforts visant à désamorcer les tensions dans la région", a indiqué le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar. Elle se poursuivra lundi.
Badr Abdelatty, pour l'Égypte, et Hakan Fidan, pour la Turquie, sont arrivés à Islamabad samedi soir, tandis que le chef de la diplomatie saoudienne, Fayçal ben Farhane, a atterri dimanche après-midi dans la capitale pakistanaise.
Ishaq Dar a tenu dimanche matin des entretiens bilatéraux séparés avec MM. Abdelatty et Fidan. Ceux-ci ont ensuite rencontré ensemble le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.
Le gouvernement pakistanais s'est imposé comme un facilitateur clé entre l'Iran et les États-Unis, permettant l'échange de messages, alors que la guerre, que Washington mène avec Israël, vient d'entrer dans son deuxième mois.
Islamabad entretient des liens anciens avec Téhéran et des contacts étroits dans le Golfe, tandis que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Munir ont noué une relation personnelle avec le président américain Donald Trump.
Téhéran dément la tenue de tous pourparlers officiels avec Washington, mais a transmis une réponse au plan en quinze points de M. Trump visant à mettre fin à la guerre, via Islamabad, selon une source anonyme citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.
Samedi, M. Sharif a indiqué qu'il avait eu une conversation téléphonique de plus d'une heure avec le président iranien Massoud Pezeshkian, détaillant "l'action diplomatique en cours" de son pays.
Guerre au Moyen-Orient - Des discussions débutent entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Égypte


