Les FSR auraient déployé des éléments de leur police militaire ainsi que des officiers originaires des communautés des Misseriya, des Mahria et des Rizeigat, dans une tentative désespérée, selon la source, d’empêcher leurs propres éléments issus d’autres tribus, ainsi que les combattants étrangers venus d’Éthiopie, de Colombie, du Niger et d’Afrique centrale et méridionale qui les soutiennent, de prendre la fuite et de quitter le champ de bataille.
La publication affirme que ces éléments chercheraient ainsi à empêcher leurs combattants d’échapper à ce qu’elle présente comme leur « destin inévitable », à savoir la victoire ou la mort.
Les instructions auraient été données et la libération d’El-Nahoud ne serait désormais qu’une question de temps.
Cette information proche de l’armée soudanaise doit toutefois être considérée avec prudence. Elle contient un vocabulaire fortement partisan et des affirmations non vérifiées, notamment concernant l'encerclement complet d'El-Nahoud, le déploiement de la police militaire des FSR et la présence de combattants étrangers de différentes nationalités.
Si l'encerclement d'El-Nahoud était confirmé, il s'agirait néanmoins d'un développement militaire important dans le contexte des récentes avancées des forces armées soudanaises dans le Nord-Kordofan, notamment autour de Sudri. Il conviendrait alors d'examiner si la progression vers El-Nahoud constitue un axe visant à poursuivre la pression vers l'ouest et, à terme, à menacer les lignes de communication des FSR en direction du Darfour.
MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE
SAhel7, www.centrerecherche.com


