Dans plusieurs pays africains à démocratie fragile, la violence et la coercition demeurent les piliers du maintien au pouvoir. Cette logique engendre inévitablement des fissures internes — sociales, institutionnelles et politiques — car la légitimité s’érode au fil des abus. Tôt ou tard, la contradiction entre le récit officiel et la réalité vécue par les populations éclate sous forme de crises, de révoltes ou de ruptures politiques.
La multiplication des mouvements politico-militaires dans les pays est une source d’inquiétude. En Libye, la Chambre des opérations pour la libération du Sud a récemment publié un enregistrement des affrontements du 15 février 2026, illustrant la persistance d’une guerre fragmentée où les groupes armés continuent de défier l’autorité centrale. Au lendemain de sa première offensive contre une base militaire du maréchal Haftar, à Tanu, faisant plusieurs morts et une dizaine de prisonniers, la répercussion contre la population « noire » africaine ne s’est pas fait attendre. Des opérations d’envergure ont été menées dans plusieurs villes libyennes sous contrôles du maréchal Haftar. Plus de14500 personnes auraient été embastillées dans des conditions inhumaines. Rien que dans la la ville de Sebha, au centre de la Libye : plus de 2 000 exilés subsahariens ont été arrêtés et leurs habitations de fortune démolies. Sabha, un des principaux carrefours migratoires de la région, est tristement connue pour les violences commises sur les migrants en route vers le nord du pays. C’est ici qu’un marché aux esclaves avait été filmé par une télévision américaine en 2017.
Au Soudan, malgré plus de 25 000 réfugiés et déplacés externes, le gouvernement de Khartoum et la milice de Forces de Soutien Rapides refusent tout cessez-le-feu, prolongeant une guerre civile qui détruit le tissu social et accentue la crise humanitaire. Au Tchad : en moins de deux mois, trois nouveaux mouvements armés — le MPRD, le CMD et le FULJA — sont apparus, s’ajoutant à des groupes déjà actifs comme le FACT et le CCMSR. Cette prolifération traduit une fragmentation croissante du champ politico-militaire.
Le paradoxe des régimes militarisés est l’investissement dans la force plutôt que dans le développement. En Libye, au Soudan et au Tchad, les dirigeants privilégient l’achat d’armes et le renforcement sécuritaire au détriment de la justice sociale et du développement économique. Les conséquences de cette vision sont désastreuses : pauvreté persistante, insécurité généralisée et exode forcé des populations. Les citoyens sont contraints de choisir entre une allégeance imposée ou la fuite du pays pour ceux qui ont le moyen.
Cette politique basée sur la violence avec l’envie de se maintenir au pouvoir fragilise les démocraties autoritaires
Khalifa Haftar en Libye, Mahamat Idriss Déby au Tchad et Abdel Fattah al-Burhane au Soudan incarnent des régimes où la force prime sur le dialogue. L’absence de volonté de négocier sincèrement ou d’instaurer une justice équitable empêche toute stabilisation durable et crée un blocage du processus politique. Malheureusement, ces situations encouragent la création des rébellions sur la base ethnique qui fragmentent davantage l’État, rendant la gouvernance impossible et accentuant la spirale de violence. Cela fragilise la crédibilité des États concernés, réduit leur attractivité économique et les enferme dans une logique de dépendance sécuritaire vis-à-vis d’acteurs extérieurs.
En conclusion, la violence comme fondement du pouvoir est une stratégie à courte vue. Elle peut maintenir un régime dans l’immédiat, mais elle engendre une dynamique instable qui finit par fissurer l’État de l’intérieur. En Libye, au Soudan et au Tchad, l’absence de dialogue sincère et de justice sociale alimente une spirale de rébellions et de crises humanitaires. Tant que les dirigeants privilégieront la force au détriment du développement et de la légitimité institutionnelle, ces pays resteront prisonniers d’une instabilité chronique.
La multiplication des mouvements politico-militaires dans les pays est une source d’inquiétude. En Libye, la Chambre des opérations pour la libération du Sud a récemment publié un enregistrement des affrontements du 15 février 2026, illustrant la persistance d’une guerre fragmentée où les groupes armés continuent de défier l’autorité centrale. Au lendemain de sa première offensive contre une base militaire du maréchal Haftar, à Tanu, faisant plusieurs morts et une dizaine de prisonniers, la répercussion contre la population « noire » africaine ne s’est pas fait attendre. Des opérations d’envergure ont été menées dans plusieurs villes libyennes sous contrôles du maréchal Haftar. Plus de14500 personnes auraient été embastillées dans des conditions inhumaines. Rien que dans la la ville de Sebha, au centre de la Libye : plus de 2 000 exilés subsahariens ont été arrêtés et leurs habitations de fortune démolies. Sabha, un des principaux carrefours migratoires de la région, est tristement connue pour les violences commises sur les migrants en route vers le nord du pays. C’est ici qu’un marché aux esclaves avait été filmé par une télévision américaine en 2017.
Au Soudan, malgré plus de 25 000 réfugiés et déplacés externes, le gouvernement de Khartoum et la milice de Forces de Soutien Rapides refusent tout cessez-le-feu, prolongeant une guerre civile qui détruit le tissu social et accentue la crise humanitaire. Au Tchad : en moins de deux mois, trois nouveaux mouvements armés — le MPRD, le CMD et le FULJA — sont apparus, s’ajoutant à des groupes déjà actifs comme le FACT et le CCMSR. Cette prolifération traduit une fragmentation croissante du champ politico-militaire.
Le paradoxe des régimes militarisés est l’investissement dans la force plutôt que dans le développement. En Libye, au Soudan et au Tchad, les dirigeants privilégient l’achat d’armes et le renforcement sécuritaire au détriment de la justice sociale et du développement économique. Les conséquences de cette vision sont désastreuses : pauvreté persistante, insécurité généralisée et exode forcé des populations. Les citoyens sont contraints de choisir entre une allégeance imposée ou la fuite du pays pour ceux qui ont le moyen.
Cette politique basée sur la violence avec l’envie de se maintenir au pouvoir fragilise les démocraties autoritaires
Khalifa Haftar en Libye, Mahamat Idriss Déby au Tchad et Abdel Fattah al-Burhane au Soudan incarnent des régimes où la force prime sur le dialogue. L’absence de volonté de négocier sincèrement ou d’instaurer une justice équitable empêche toute stabilisation durable et crée un blocage du processus politique. Malheureusement, ces situations encouragent la création des rébellions sur la base ethnique qui fragmentent davantage l’État, rendant la gouvernance impossible et accentuant la spirale de violence. Cela fragilise la crédibilité des États concernés, réduit leur attractivité économique et les enferme dans une logique de dépendance sécuritaire vis-à-vis d’acteurs extérieurs.
En conclusion, la violence comme fondement du pouvoir est une stratégie à courte vue. Elle peut maintenir un régime dans l’immédiat, mais elle engendre une dynamique instable qui finit par fissurer l’État de l’intérieur. En Libye, au Soudan et au Tchad, l’absence de dialogue sincère et de justice sociale alimente une spirale de rébellions et de crises humanitaires. Tant que les dirigeants privilégieront la force au détriment du développement et de la légitimité institutionnelle, ces pays resteront prisonniers d’une instabilité chronique.
Dr. Ahmat Yacoub Dabio
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
Tel/Watsup: 00250796518396
00 235 99860817
standard: 0023592335316 www.centrerecherche.com
Auteur de l'ouvrage: La gestion de conflits à travers la médiation 460 pages Amazon.fr - La Gestion des Conflits: Médiation - Yacoub Dabio, Ahmat - Livres
Expert en gestion de crises complexes et interdépendantes
Président du Centre d'Etudes pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE)
Président de Liberté Sans Frontière (LSF) -
Point Focal du Réseau des organisations de la société civile du Bassin du Lac Tchad/ Tchad Membre de l'Association Internationale des sociologues de langue française (AISLF)
Ancien Conseiller chargé de Mission du Médiateur de la République
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