L’opposition tchadienne, représentée par le Mouvement du Conseil militaire pour la démocratie (CMD) et le Front uni pour la libération et la justice en Afrique (FULJA), a annoncé la création d’un front commun visant à renverser le régime du président Mahamat Idriss Déby. Dans un communiqué conjoint obtenu par Alwan, les deux mouvements affirment que leur initiative constitue « une cause nationale tchadienne indépendante ». Ils précisent que leur objectif s’inscrit dans une dynamique de libération nationale, avec l’ambition d’écarter Mahamat « Kaka » du pouvoir par tous les moyens, afin de mettre fin à l’exclusion, à l’autoritarisme et à la corruption.
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional instable, marqué par la persistance du conflit au Soudan et ses effets transfrontaliers : circulation accrue d’acteurs armés et de ressources militaires dans la zone sahélo-soudanaise, tensions politiques internes liées à l’échec de la transition post-Déby père, blocage de l’opposition démocratique, et niveau élevé de corruption et de détournements. Autant de facteurs qui nourrissent une radicalisation politique et créent un terrain favorable aux mouvements politico-militaires.
Il convient de rappeler qu’en plus du CMD et du FULJA, d’autres groupes rebelles demeurent actifs, notamment le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), ainsi que le Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD).
Des informations non confirmées font état du ralliement de certains membres du parti Les Transformateurs à ces mouvements. Ce facteur est notable, car le leader du parti, Dr. Succès Masra, demeure détenu à N’Djamena, alimentant un sentiment de blocage politique parmi ses militants. Les Transformateurs disposent d’une base urbaine et jeune, susceptible d’influencer l’opinion publique. Un basculement, même partiel, de militants civils vers une logique militarisée pourrait accentuer la polarisation politique. Toutefois, l’ampleur réelle de ces ralliements reste difficile à confirmer de manière indépendante.
Selon une source diplomatique, le risque réside dans une instrumentalisation des groupes rebelles dans le cadre des rivalités régionales. En janvier, le régime tchadien a accusé le général Abdelkérim Idriss Déby, fils du défunt maréchal, d’avoir rencontré le général El-Burhane lors d’une visite confidentielle à Port-Soudan. Cette donnée n’a pas échappé à la politique africaine de la France, qui cherche à exploiter toute opportunité pour renforcer sa présence en Afrique subsaharienne. À la demande de Paris, Mahamat Idriss Déby aurait effectué une visite éclair en France, où il aurait été question, selon une source proche de l’Élysée, d’envisager l’installation d’une base militaire à l’est du Tchad et de fournir des renseignements sur les mouvements rebelles.
#sources
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional instable, marqué par la persistance du conflit au Soudan et ses effets transfrontaliers : circulation accrue d’acteurs armés et de ressources militaires dans la zone sahélo-soudanaise, tensions politiques internes liées à l’échec de la transition post-Déby père, blocage de l’opposition démocratique, et niveau élevé de corruption et de détournements. Autant de facteurs qui nourrissent une radicalisation politique et créent un terrain favorable aux mouvements politico-militaires.
Il convient de rappeler qu’en plus du CMD et du FULJA, d’autres groupes rebelles demeurent actifs, notamment le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), ainsi que le Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD).
Des informations non confirmées font état du ralliement de certains membres du parti Les Transformateurs à ces mouvements. Ce facteur est notable, car le leader du parti, Dr. Succès Masra, demeure détenu à N’Djamena, alimentant un sentiment de blocage politique parmi ses militants. Les Transformateurs disposent d’une base urbaine et jeune, susceptible d’influencer l’opinion publique. Un basculement, même partiel, de militants civils vers une logique militarisée pourrait accentuer la polarisation politique. Toutefois, l’ampleur réelle de ces ralliements reste difficile à confirmer de manière indépendante.
Selon une source diplomatique, le risque réside dans une instrumentalisation des groupes rebelles dans le cadre des rivalités régionales. En janvier, le régime tchadien a accusé le général Abdelkérim Idriss Déby, fils du défunt maréchal, d’avoir rencontré le général El-Burhane lors d’une visite confidentielle à Port-Soudan. Cette donnée n’a pas échappé à la politique africaine de la France, qui cherche à exploiter toute opportunité pour renforcer sa présence en Afrique subsaharienne. À la demande de Paris, Mahamat Idriss Déby aurait effectué une visite éclair en France, où il aurait été question, selon une source proche de l’Élysée, d’envisager l’installation d’une base militaire à l’est du Tchad et de fournir des renseignements sur les mouvements rebelles.
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