Le ministre de l'Enseignement supérieur, Dr Sitack, a parfaitement assimilé la première leçon de l'école du pouvoir : lorsqu'il s'agit de l'éducation, il faut toujours expliquer qu'il n'y a pas d'argent.
Avec une assurance déconcertante, il affirme qu'il est impossible d'accorder des bourses aux étudiants. Même en faisant venir le FMI au chevet des finances publiques, dit-il en substance, l'État n'en aurait pas les moyens.
Vraiment ? Le ministre est un universitaire. C'est un homme cultivé. Il sait que le problème du Tchad n'est pas d'abord le manque de ressources, mais l'ordre des priorités. Il sait qu'une partie des dépenses publiques est absorbée par des privilèges qui ne produisent ni croissance, ni savoir, ni innovation.
Avec une assurance déconcertante, il affirme qu'il est impossible d'accorder des bourses aux étudiants. Même en faisant venir le FMI au chevet des finances publiques, dit-il en substance, l'État n'en aurait pas les moyens.
Vraiment ? Le ministre est un universitaire. C'est un homme cultivé. Il sait que le problème du Tchad n'est pas d'abord le manque de ressources, mais l'ordre des priorités. Il sait qu'une partie des dépenses publiques est absorbée par des privilèges qui ne produisent ni croissance, ni savoir, ni innovation.
Au Tchad, un seul général coûte parfois plus cher que l'avenir de dizaines d'étudiants. Avec les rémunérations, les avantages et les charges liés à certains hauts gradés, combien de bourses pourrait-on financer ? Cinquante ? Davantage ? La vraie question mérite d'être posée. MS. Abdelsalam, analyste, chercheur associé au CEDPE.
Nous comptons près de 900 généraux, alors que nos universités manquent de laboratoires, de bibliothèques, d'équipements, d'enseignants et de bourses. Ce contraste résume à lui seul la hiérarchie des priorités nationales.
Le ministre le sait. Mais il a choisi de s'adapter au système plutôt que d'essayer de le transformer. Comme tant d'autres avant lui, il a compris qu'il est souvent plus simple de justifier les décisions du pouvoir que de défendre l'intérêt des étudiants. Mme Agnès Jean, chercheure.
Pendant ce temps, des pays qui, hier encore, étaient confrontés à des défis immenses, ont fait le choix inverse. Ils ont investi dans leurs universités, leurs chercheurs, leurs ingénieurs et leurs médecins. Ils ont compris qu'une nation ne devient pas puissante grâce au nombre de ses généraux, mais grâce au nombre de ses cerveaux.
J’ai rencontré le Dr Sitack à trois reprises lors de débats, et je ne pense pas qu’il ait l’intention de priver les étudiants de bourses. Il n’a pas les moyens de le faire face à une junte qui semble avoir opté pour une stratégie visant à produire plus de galons que de diplômes. Dr. Ahmat Yacoub Dabio, expert en gestion de conflits, président du CEDPE.
Pourtant, chaque franc investi dans un étudiant rapporte demain à la nation. Chaque franc refusé à un étudiant coûte plus tard en chômage, en pauvreté, en fuite des cerveaux, en dépendance et en corruption. Car la bourse n'est pas une aumône, c’est un acte de confiance.
La bourse permet à un jeune de vivre dignement, d'étudier sans mendier, de réussir sans se vendre et de construire son avenir sans dépendre des réseaux d'influence. Elle forme des citoyens libres, responsables et moins vulnérables à la corruption.
J’ai rencontré le Dr Sitack à trois reprises lors de débats, et je ne pense pas qu’il ait l’intention de priver les étudiants de bourses. Il n’a pas les moyens de le faire face à une junte qui semble avoir opté pour une stratégie visant à produire plus de galons que de diplômes. Dr. Ahmat Yacoub Dabio, expert en gestion de conflits, président du CEDPE.
Pourtant, chaque franc investi dans un étudiant rapporte demain à la nation. Chaque franc refusé à un étudiant coûte plus tard en chômage, en pauvreté, en fuite des cerveaux, en dépendance et en corruption. Car la bourse n'est pas une aumône, c’est un acte de confiance.
La bourse permet à un jeune de vivre dignement, d'étudier sans mendier, de réussir sans se vendre et de construire son avenir sans dépendre des réseaux d'influence. Elle forme des citoyens libres, responsables et moins vulnérables à la corruption.
On ne bâtit pas une grande nation avec des privilèges. On la bâtit avec des écoles, des universités, des laboratoires et des étudiants qui peuvent apprendre dans la dignité. Un État qui refuse d'investir dans ses étudiants prépare sa propre faillite intellectuelle. Sarah H. Salmane, analyste, chercheure associée au CEDPE.
Les pays qui investissent dans leurs élites intellectuelles écrivent leur avenir. Ceux qui préfèrent multiplier les privilèges écrivent leur déclin. L'histoire est implacable.
Ramy Haroun
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel 7
www.centrerecherche.com
Ramy Haroun
Analyste, chercheur associé au CEDPE
Sahel 7
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