Aux environs de vingt-deux heures, dans la nuit du lundi 4 mai, l'île de Barka Tolorom s'est embrasée. Des hommes armés attribués à Boko Haram ont lancé un assaut méthodique et coordonné contre la base militaire tchadienne qui y est installée, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Ngouboua, dans la province du Lac. Avant même le premier coup de feu, les câbles électriques avaient été sectionnés. L'éclairage du camp était neutralisé. Les soldats tchadiens ont combattu dans l'obscurité.
Le résultat est l'un des bilans les plus lourds infligés à l'armée tchadienne depuis des années dans cette zone. L'État-major général des armées a confirmé 23 morts et 26 blessés dans un premier bilan provisoire, précisant qu'un bilan définitif serait communiqué ultérieurement. Un responsable militaire a indiqué à l'AFP un chiffre plus élevé : 25 morts et 46 blessés. La divergence entre les deux bilans n'est pas inhabituelle dans les premières heures qui suivent un assaut de cette ampleur ; elle reflète également la difficulté d'évaluer les pertes parmi les blessés évacués par voie aérienne vers la base d'Adji Kossei, près de Ndjamena.
Le résultat est l'un des bilans les plus lourds infligés à l'armée tchadienne depuis des années dans cette zone. L'État-major général des armées a confirmé 23 morts et 26 blessés dans un premier bilan provisoire, précisant qu'un bilan définitif serait communiqué ultérieurement. Un responsable militaire a indiqué à l'AFP un chiffre plus élevé : 25 morts et 46 blessés. La divergence entre les deux bilans n'est pas inhabituelle dans les premières heures qui suivent un assaut de cette ampleur ; elle reflète également la difficulté d'évaluer les pertes parmi les blessés évacués par voie aérienne vers la base d'Adji Kossei, près de Ndjamena.

