Pour la première fois, un ancien haut responsable du Soudan lève le voile sur un dossier longtemps resté confidentiel depuis la chute du président Hissène Habré en décembre 1990.
A l’époque ministre de l’Intérieur, Moubarak Alfadil affirme avoir reçu successivement en audience Abbas Koty, puis Idriss Déby Itno, alors figures majeures de la rébellion tchadienne. Selon lui, la décision de renverser Habré était déjà envisagée, et les divisions internes au régime tchadien offraient une opportunité stratégique à exploiter.
D’après ce témoignage, Idriss Déby aurait contribué à renforcer la conviction des autorités soudanaises que Hissène Habré était impliqué dans l’instabilité au Darfour, ce qui aurait accéléré leur engagement en faveur de la rébellion.A la suite de ces échanges, Khartoum aurait joué un rôle d’intermédiaire auprès de la Libye afin de faciliter l’armement des rebelles tchadiens. Parallèlement, les autorités soudanaises auraient encouragé ces derniers à établir des contacts avec la France pour obtenir un soutien ou, à tout le moins, une forme de compréhension diplomatique.
Toujours selon cette source, les livraisons d’armes en provenance de la Libye étaient officiellement destinées à l’armée soudanaise. Elles transitaient par Khartoum avant d’être discrètement acheminées vers la frontière tchadienne, au profit des forces rebelles.
Ces révélations, bien que significatives, reposent sur un témoignage individuel et nécessitent d’être croisées avec d’autres sources historiques pour en évaluer pleinement la portée. Ce qui est sûr, quatre pays étaient d'une manière ou d'une autre impliqués dans la chute du président Hissein Habré. Il s'agit du Soudan, de la Libye, de la Franc et du Burkina Faso. Il appartient aux historiens d'écrire l'histoire de cet important événement.
Ces révélations, bien que significatives, reposent sur un témoignage individuel et nécessitent d’être croisées avec d’autres sources historiques pour en évaluer pleinement la portée. Ce qui est sûr, quatre pays étaient d'une manière ou d'une autre impliqués dans la chute du président Hissein Habré. Il s'agit du Soudan, de la Libye, de la Franc et du Burkina Faso. Il appartient aux historiens d'écrire l'histoire de cet important événement.

