A l'heure où je publie ces images, des affrontements meurtriers sont en cours opposant la communauté “Danglèat” et leurs frères “arabes” à Bissi, une localité située non loin de la sous-préfecture de Bagoua, dans la province du Guéra. Ce conflit meurtrier, a pour origine, une mésentente autour d'un jardin potager. Ironiquement, les forces de l'ordre arrivées sur le lieu, étaient incapables de séparer les deux belligérants, d'où, le bilan pour l'instant est de 2 mo'rts et quelques blessés. Ce qui est inquiétant, les renforts de deux (2) côtés, continuent d'arriver.
Ces communautés soeurs qui vivent en parfaite harmonie depuis des longues années, liées par la géographie, l'histoire, la culture et aussi, parallèlement le mariage, se retrouvent aujourd'hui séparées et s'entretuent comme si, elles sont manipulées par le politique. Le gouvernement qui, malgré la présence massive des forces de sécurité, des agents de renseignements, et les matériels technologiques à leur service, n'arrivent pas à prévenir les conflits intercommunautaires. Cela, laisse entendre que les Tchadiens sont légués à la merci de l'insécurité, et des criminels de tout bord. Il ne peuvent aucunement compter sur l'Etat pour leur sécurité.En lisant avec beaucoup d'attention la spirale des récents affrontements intercommunautaires meurtriers au Tchad : Sandana, Mangalmé, Mandakao, dans le Ouaddaï, au Batha, Hadjar-Lamis, Wadi-fira, Bissi… on a l'impression que la multiplication des poches des conflits intercommunautaires, est complotée depuis le haut sommet. Raison pour laquelle, c'est après des mo'rts d'hommes qu'ils interviennent, envoient des délégations ministérielles, des éphémères couvres feux, des fouilles d'armes, proposition des “dias” à la famille des victimes, et puis fin. Pas des poursuites judiciaires concrètes des auteurs des crimes, pas question de tirer une leçon afin de prévenir les prochains conflits.L'histoire se répète, les conflits se déclenchent à nouveau, les orphelins et les veuves pleurent leurs mo'rts.Toutefois, nous appelons nos frères Tchadiens dans leur ensemble, à se rappeler qu'on est condamné à vivre ensemble parce qu'on est lié par le sang, difficile à se séparer. Ne laissons pas le politique nous manipuler et nous diviser. Cultivons plutôt la rationalité, l'esprit de vivre ensemble, de l'unité.J'adresse mes très sincères condoléances à la famille des victimes !Mustapha Youssouf RAMADAN
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Ensemble contre les conflits et pour la paix
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Conflit et prévention
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