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Ensemble contre les conflits et pour la paix

Un expert aux affaires africaines rappelle les risques qui pèsent sur le Tchad

Samedi 9 Mai 2026

Plusieurs observateurs estiment que la stabilité du Tchad est désormais « suspendue à un fil ». Pourtant, malgré les signaux d’alerte, la réaction internationale reste timide, voire silencieuse.


 
 
Selon l’expert des affaires africaines Cameron Hudson, le Tchad est aujourd’hui comparable à « un volcan prêt à entrer en éruption », alors que la communauté internationale semble détourner le regard d’une crise aux implications potentiellement majeures pour toute l’Afrique centrale et sahélienne.
 
Le régime du président Mahamat Idriss Déby, déjà fragilisé par son implication indirecte dans la guerre au Soudan, traverse ce qui pourrait constituer l’épreuve la plus délicate depuis son arrivée au pouvoir. Pris entre les rivalités tribales qui minent les cercles du pouvoir et la multiplication des menaces sécuritaires aux frontières, le pays fait face à une pression sans précédent.
 
Au nord, les mouvements rebelles continuent d’alimenter une instabilité chronique, ravivant le spectre des insurrections qui ont marqué l’histoire politique tchadienne. À l’ouest, la menace terroriste de Boko Haram demeure persistante dans la région du lac Tchad, où les attaques et les déplacements de populations accentuent la fragilité sécuritaire.
 
A cela s’ajoute la crise humanitaire et militaire en provenance de l’est soudanais. Le conflit au Soudan a provoqué un afflux massif de réfugiés vers le Tchad, imposant au pays un lourd fardeau humanitaire, économique et sécuritaire. Les tensions transfrontalières, combinées à la circulation des armes et des groupes armés, accroissent le risque d’un embrasement régional.
 
Dans ce contexte explosif, plusieurs observateurs estiment que la stabilité du Tchad est désormais « suspendue à un fil ». Pourtant, malgré les signaux d’alerte, la réaction internationale reste timide, voire silencieuse. Une inertie qui pourrait avoir des conséquences dramatiques non seulement pour le Tchad, mais aussi pour l’ensemble du Sahel et du continent africain.