Des démineuses irakiennes ouvrent le chemin du retour
Vendredi 25 Septembre 2026
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En Irak, des centaines de milliers de familles ont dû fuir leurs villages pendant le conflit avec le groupe État islamique. Certaines ont depuis pu rentrer chez elles, mais vivent encore sous la menace des mines artisanales dispersées dans les champs, autour des maisons et le long des chemins. Pour d’autres familles, le danger reste trop important pour pouvoir rentrer.
Dans la région de Dibis, une équipe de déminage entièrement féminine de la FSD travaille chaque jour pour sécuriser ces zones. Ces femmes ont elles-mêmes été touchées par le conflit. Aujourd’hui, elles déminent pour permettre aux familles de retrouver leurs terres, de se déplacer plus librement et, pour certaines, de pouvoir enfin rentrer chez elles.
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"Pour moi, la normalité signifie pouvoir vivre sans crainte. C’est se réveiller le matin et penser au lendemain, plutôt que de penser à ce qui s’est passé la veille", explique Siham, démineuse pour la FSD en Irak.
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La normalité, c’est une terre que l’on peut cultiver, une maison sûre où une famille peut s’installer, les rires des enfants qui jouent dehors sans que leurs parents craignent pour leur sécurité, la liberté de se déplacer sans avoir à réfléchir à l’endroit où l'on pose le pied.
C’est ce quotidien retrouvé que ces démineuses ont en tête à la fin de la journée: "Lorsque nous terminons notre travail et savons qu’une zone est plus sûre qu’avant, nous savons que nous avons contribué à rendre aux populations quelque chose que le conflit leur avait arraché: la liberté de vivre sur leurs propres terres sans avoir peur", explique Asmaa, cheffe d’équipe de déminage pour la FSD.
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Pour Asmaa, cet engagement est aussi personnel: elle a perdu son frère lors d’une explosion accidentelle. "Sa mémoire est devenue une source de motivation. Si mon travail peut aider à protéger une autre famille et lui éviter de vivre la perte que j’ai vécue, alors il prend tout son sens."
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Dans un métier encore majoritairement exercé par des hommes, ces femmes sont fières de soutenir leur foyer tout en contribuant à la sécurité de leur communauté. "Pour une femme qui a vécu une perte, travailler peut changer beaucoup de choses. Cela aide à retrouver confiance en soi et à se sentir capable de subvenir à ses propres besoins." explique Siham, qui a perdu son mari lors du conflit.
Depuis le début des opérations en Irak, en mars 2016, les équipes de la FSD ont neutralisé plus de 23'000 engins explosifs improvisés, plus de 2'000 munitions non explosées et une centaine de mines antipersonnel. Le travail de ces démineuses et démineurs est long et exigeant, mais essentiel pour que les familles puissent enfin reconstruire leur vie.
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FSD (Fondation suisse de déminage)