NOTE CONFIDENTIELLE – DÉCIDEURS
Quartier mondial de l’or à Dubaï : implications stratégiques pour le Sahel (Nexus climat–sécurité–ressources)
Diffusion restreinte – Analyse stratégique
1. La création par Dubaï du premier quartier mondial dédié à l’or constitue un déplacement majeur du centre de gravité du commerce aurifère mondial. Pour le Sahel, cette dynamique renforce à court terme les débouchés commerciaux, mais accentue à moyen et long terme les risques sécuritaires, climatiques et de gouvernance, si aucune réponse régionale structurée n’est mise en place.
2. Lecture stratégique. Dubaï ne cherche pas seulement à capter un marché :
il institutionnalise un contrôle indirect sur une ressource stratégique produite majoritairement dans des États fragiles.
Ce modèle repose sur :
sécurité élevée,
certification internationale,
rapidité logistique,
neutralité politique apparente.
Résultat : externalisation de la valeur ajoutée et dépendance accrue des pays producteurs.
3. Lien direct avec le Nexus climat–sécurité–ressources
a) Ressources
* L’or sahélien (artisanal et semi-industriel) est de plus en plus stratégique.
* Faible transformation locale → fuite de valeur.
* Le hub de Dubaï renforce cette asymétrie.
b) Climat
* La pression climatique (sécheresse, perte de terres agricoles) pousse les populations rurales vers l’orpaillage.
* L’or devient une ressource de substitution face à l’effondrement des moyens de subsistance traditionnels.
* Sans régulation, cela alimente l’exploitation anarchique et la dégradation environnementale.
c) Sécurité
* Les sites aurifères deviennent :
* des zones de recrutement,
* des sources de taxation informelle,
* des espaces de confrontation entre groupes armés, communautés et forces étatiques.
* La centralisation des flux à Dubaï une coupe pas le financement des conflits, elle en modifie simplement la trajectoire.
4. Risques stratégiques identifiés
* Normalisation de l’informel sous couvert de certification externe.
* Perte de souveraineté économique sur une ressource clé.
* Renforcement indirect des économies de guerre.
* Marginalisation des initiatives locales de traçabilité et de transformation.
5. Fenêtres d’opportunité
* Utiliser l’intérêt de Dubaï comme levier de négociation, non comme fatalité.
* Inscrire l’or dans les politiques nationales de prévention de l’extrémisme violent.
* Transformer l’or de facteur de conflit en outil de stabilisation et de résilience.
Quartier mondial de l’or à Dubaï : implications stratégiques pour le Sahel (Nexus climat–sécurité–ressources)
Diffusion restreinte – Analyse stratégique
1. La création par Dubaï du premier quartier mondial dédié à l’or constitue un déplacement majeur du centre de gravité du commerce aurifère mondial. Pour le Sahel, cette dynamique renforce à court terme les débouchés commerciaux, mais accentue à moyen et long terme les risques sécuritaires, climatiques et de gouvernance, si aucune réponse régionale structurée n’est mise en place.
2. Lecture stratégique. Dubaï ne cherche pas seulement à capter un marché :
il institutionnalise un contrôle indirect sur une ressource stratégique produite majoritairement dans des États fragiles.
Ce modèle repose sur :
sécurité élevée,
certification internationale,
rapidité logistique,
neutralité politique apparente.
Résultat : externalisation de la valeur ajoutée et dépendance accrue des pays producteurs.
3. Lien direct avec le Nexus climat–sécurité–ressources
a) Ressources
* L’or sahélien (artisanal et semi-industriel) est de plus en plus stratégique.
* Faible transformation locale → fuite de valeur.
* Le hub de Dubaï renforce cette asymétrie.
b) Climat
* La pression climatique (sécheresse, perte de terres agricoles) pousse les populations rurales vers l’orpaillage.
* L’or devient une ressource de substitution face à l’effondrement des moyens de subsistance traditionnels.
* Sans régulation, cela alimente l’exploitation anarchique et la dégradation environnementale.
c) Sécurité
* Les sites aurifères deviennent :
* des zones de recrutement,
* des sources de taxation informelle,
* des espaces de confrontation entre groupes armés, communautés et forces étatiques.
* La centralisation des flux à Dubaï une coupe pas le financement des conflits, elle en modifie simplement la trajectoire.
4. Risques stratégiques identifiés
* Normalisation de l’informel sous couvert de certification externe.
* Perte de souveraineté économique sur une ressource clé.
* Renforcement indirect des économies de guerre.
* Marginalisation des initiatives locales de traçabilité et de transformation.
5. Fenêtres d’opportunité
* Utiliser l’intérêt de Dubaï comme levier de négociation, non comme fatalité.
* Inscrire l’or dans les politiques nationales de prévention de l’extrémisme violent.
* Transformer l’or de facteur de conflit en outil de stabilisation et de résilience.

