Selon plusieurs sources concordantes et insistantes depuis quelques semaines, la France aurait, avec l’accord du chef de la junte au Tchad, installé une base militaire française à Wour, dans le Tibesti, aux confins de l’espace AES.
Même si l’objectif officiellement avancé pour ce projet semble être lié aux inquiétudes croissantes concernant les menaces susceptibles de venir de Libye, l’implantation éventuelle d’une base française dans cette zone revêt une dimension géopolitique beaucoup plus large.
Il convient de rappeler que le maréchal Idriss Déby Itno avait été tué par le FACT, un mouvement rebelle venu de Libye. Pour les autorités tchadiennes, la sécurisation de la frontière septentrionale et de l’axe Libye–Tibesti constitue donc une préoccupation majeure. Une présence militaire française à Wour pourrait, dans cette logique, contribuer à la surveillance de cette vaste zone frontalière et à la prévention d’éventuelles infiltrations ou offensives venues du Nord.
Mais au-delà de cette dimension sécuritaire, une telle base pourrait également permettre à la France et au Tchad de renforcer leurs capacités de surveillance et, éventuellement, de soutenir certaines opérations ou certains acteurs évoluant dans les espaces voisins, notamment au Soudan et dans l’environnement géopolitique de l’Alliance des États du Sahel (AES).
L’AES a d’ailleurs, à plusieurs reprises, exprimé ses inquiétudes quant à un éventuel retour de la présence militaire française au Tchad et au rôle que pourrait jouer le chef de la junte tchadienne dans la nouvelle recomposition géopolitique et sécuritaire de la région.
Selon Tchad-Web-Médias, qui appelle les pays de l’AES à rester vigilants, l’axe stratégique Tchad–Libye–Niger serait désormais sous surveillance et influence militaire française. Cette situation, si elle venait à se confirmer, pourrait modifier les équilibres géopolitiques dans cette zone particulièrement sensible.
La France, qui a été contrainte de retirer ses forces du Niger, n’a probablement pas digéré cette perte stratégique. Le Niger constituait en effet un pays essentiel pour les intérêts français, notamment en raison de ses importantes ressources minières, dont l’uranium et l’or. La fin de la présence militaire française au Niger a profondément modifié les rapports de force dans le Sahel.
Dans ce contexte, l’éventuelle implantation d’une base française à Wour pourrait être interprétée comme une tentative de repositionnement stratégique de Paris à proximité de l’espace AES, après ses revers successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Si cette information se confirme officiellement, elle pourrait entraîner des conséquences importantes sur les relations du Tchad avec certains pays de la sous-région. L’Algérie pourrait notamment suivre cette évolution avec une attention particulière, alors même qu’elle vient de s’engager à apporter une aide importante au Tchad dans le domaine de l’énergie.
Même si l’objectif officiellement avancé pour ce projet semble être lié aux inquiétudes croissantes concernant les menaces susceptibles de venir de Libye, l’implantation éventuelle d’une base française dans cette zone revêt une dimension géopolitique beaucoup plus large.
Il convient de rappeler que le maréchal Idriss Déby Itno avait été tué par le FACT, un mouvement rebelle venu de Libye. Pour les autorités tchadiennes, la sécurisation de la frontière septentrionale et de l’axe Libye–Tibesti constitue donc une préoccupation majeure. Une présence militaire française à Wour pourrait, dans cette logique, contribuer à la surveillance de cette vaste zone frontalière et à la prévention d’éventuelles infiltrations ou offensives venues du Nord.
Mais au-delà de cette dimension sécuritaire, une telle base pourrait également permettre à la France et au Tchad de renforcer leurs capacités de surveillance et, éventuellement, de soutenir certaines opérations ou certains acteurs évoluant dans les espaces voisins, notamment au Soudan et dans l’environnement géopolitique de l’Alliance des États du Sahel (AES).
L’AES a d’ailleurs, à plusieurs reprises, exprimé ses inquiétudes quant à un éventuel retour de la présence militaire française au Tchad et au rôle que pourrait jouer le chef de la junte tchadienne dans la nouvelle recomposition géopolitique et sécuritaire de la région.
Selon Tchad-Web-Médias, qui appelle les pays de l’AES à rester vigilants, l’axe stratégique Tchad–Libye–Niger serait désormais sous surveillance et influence militaire française. Cette situation, si elle venait à se confirmer, pourrait modifier les équilibres géopolitiques dans cette zone particulièrement sensible.
La France, qui a été contrainte de retirer ses forces du Niger, n’a probablement pas digéré cette perte stratégique. Le Niger constituait en effet un pays essentiel pour les intérêts français, notamment en raison de ses importantes ressources minières, dont l’uranium et l’or. La fin de la présence militaire française au Niger a profondément modifié les rapports de force dans le Sahel.
Dans ce contexte, l’éventuelle implantation d’une base française à Wour pourrait être interprétée comme une tentative de repositionnement stratégique de Paris à proximité de l’espace AES, après ses revers successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Si cette information se confirme officiellement, elle pourrait entraîner des conséquences importantes sur les relations du Tchad avec certains pays de la sous-région. L’Algérie pourrait notamment suivre cette évolution avec une attention particulière, alors même qu’elle vient de s’engager à apporter une aide importante au Tchad dans le domaine de l’énergie.
L’installation éventuelle d’une base française dans le Tibesti pourrait ainsi placer le Tchad au cœur d’une nouvelle compétition géopolitique opposant plusieurs puissances et ensembles régionaux : la France, l’AES, l’Algérie, la Libye et les différents acteurs impliqués dans la crise soudanaise. Dr. Ahmt Yacoub Dabio, expert en gestion de conflits.
Mais en l’absence, à ce stade, d’une confirmation officielle et indépendante de l’existence et de la nature exacte de cette base, l’information doit être traitée avec prudence.
Mme Agnès Jean
Représentante et coordinatrice adjoint
Sahel7 www.centrerecherche.com
Mme Agnès Jean
Représentante et coordinatrice adjoint
Sahel7 www.centrerecherche.com

