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Ensemble contre les conflits et pour la paix

Sous la loupe

La menace d'assassinat de Trump mise en scène publiquement à Téhéran

Samedi 18 Juillet 2026

La menace et l'imagerie sont réelles et documentées par plusieurs médias sérieux (i24NEWS, Times of Israel, Blick, Euronews).


 
 
Il n'y a pas de « condamnation à mort » au sens juridique (pas de verdict d'un tribunal iranien), mais l'image du cercueil est bien réelle et s'inscrit dans une escalade très sérieuse ces derniers jours.
Une immense affiche montrant Donald Trump allongé dans un cercueil a été installée le 15 juillet 2026 sur la place de la Révolution islamique, en plein cœur de Téhéran, accompagnée du slogan en anglais « We Kill Trump » et de messages anti-Trump en persan. Ce n'est pas un incident isolé. Elle fait suite à des appels explicites à l'assassinat de Trump lancés lors des funérailles du guide suprême Ali Khamenei début juillet, où un orateur a déclaré devant la foule « l'assassinat de Trump est de notre responsabilité », et où d'autres banderoles proclamaient déjà « il y aura du sang ».
Le contexte est celui d'une reprise de la guerre. Un cessez-le-feu avait été signé le 17 juin 2026 entre l'Iran et les États-Unis, mais les combats ont repris mardi avec les frappes les plus importantes depuis le début du conflit en février. Les États-Unis ont réimposé un blocus naval et mené nombre de frappes ; les Gardiens de la révolution affirment avoir visé la 5e flotte américaine à Bahreïn ; l'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, un passage stratégique majeur pour le pétrole mondial ; et Trump a menacé d'étendre les frappes aux centrales électriques et aux ponts si Téhéran ne revient pas à la table des négociations.
Un projet d'assassinat pris au sérieux à Washington. Le Wall Street Journal a rapporté qu'Israël avait transmis aux États-Unis des renseignements sur un projet iranien précis visant Trump, confirmé par l'ambassadeur américain en Israël, même si certains responsables américains craignent qu'Israël n'ait partagé qu'une information partielle pour pousser à une reprise plus large du conflit.


Ramy Haroun
Analyste, Chercheur associé au CEDPE
Sahel7
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