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Actualité

"Un journaliste de Jeune Afrique m'a demandé 500 000 euros", l'ancien président guinéen Dadis Camara

Samedi 18 Juillet 2026

L'ancien président guinéen Moussa Dadis Camara affirme que peu après son arrivée au pouvoir, un journaliste alors lié au magazine Jeune Afrique lui aurait proposé un contrat de communication d'un montant de 500 000 euros


 
L'ancien président guinéen Moussa Dadis Camara affirme que peu après son arrivée au pouvoir, un journaliste alors lié au magazine Jeune Afrique lui aurait proposé un contrat de communication d'un montant de 500 000 euros (ou dollars, selon les versions relayées) par trimestre afin d'améliorer son image dans les médias internationaux. Selon lui, il aurait refusé cette proposition, estimant ne pas avoir besoin d'un tel service. A ce jour, ces allégations n'ont pas été étayées par des preuves publiques et n'ont pas été confirmées de manière indépendante. (
La Nouvelle Tribune)
Selon les déclarations de Moussa Dadis Camara, le même journaliste aurait également approché l'actuel président de la Guinée ainsi que le président du Burkina Faso pour leur proposer un contrat de communication visant à améliorer leur image.
Si ces démarches relèvent effectivement de la proposition de prestations de communication ou de publicité, elles ne sont pas, en elles-mêmes, exceptionnelles. De nombreux médias, cabinets de communication et agences de relations publiques, partout dans le monde, proposent des services destinés à accompagner des institutions, des entreprises ou des personnalités dans leur stratégie de communication. Dans un contexte où les modèles économiques de la presse sont fragilisés, la recherche de contrats commerciaux constitue une réalité pour de nombreux organes de presse.
En revanche, la frontière est claire : proposer un service de communication est une pratique commerciale ; en faire une condition pour éviter une couverture négative ou exercer une pression sur un responsable constituerait une tout autre situation, qui nécessiterait des preuves solides. A ce stade, les accusations formulées par l'ancien président guinéen n'ont pas été établies publiquement.


Ramy Haroun
Analyste, Chercheur associé au CEDPE
Sahel7
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