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Ensemble contre les conflits et pour la paix

Pensée du Jour

Si votre petit-déjeuner ou votre dîner s’appelle « soucis, peur, rancœur, anxiété, énervement », votre digestion s’appellera probablement « stress »

Vendredi 26 Juin 2026

Il est des fardeaux que l’on porte sans que personne ne nous les ait imposés, forgés dans l’atelier silencieux de nos peurs, de nos impatiences, de nos soucis et de nos anxiétés.
 
Le stress n’est pas toujours une fatalité venue du monde extérieur ; il est souvent la réponse de l’esprit à l’écart qui existe entre ce que nous désirons et ce que nous acceptons de ne pas contrôler.
 
La sagesse ne demande pas à l’Homme de fuir l’adversité, mais de choisir avec lucidité la manière dont il y répond. C’est dans cet espace que naît la maîtrise de soi : la capacité de traverser la tempête sans devenir la tempête elle-même.
 
Celui qui investit son énergie dans ce qu’il ne peut changer s’épuise en pure perte. Celui qui concentre son attention sur ce qu’il peut transformer devient une force tranquille que rien ne peut briser.
 
À l’inverse de la dopamine, de la sérotonine et de l’endorphine, souvent associées au bien-être, à la joie de vivre et à l’optimisme, le cortisol - bombe silencieuse - est l’une des principales hormones liées au stress. Lorsqu’elle demeure élevée pendant de longues périodes, elle agit comme une bombe à retardement. Elle implose sans détonateur.
 
Une altercation inutile entre époux, un conflit familial, une dispute avec un voisin ou un collègue, l’impatience dans la circulation ou même une longue file d’attente peuvent suffire à assombrir l’humeur, épuiser l’énergie et réduire le rendement de toute une journée. Le recours à d'alcool, aux cigarettes, café, etc., ne peut que faire enforcer le clou.
 
Lorsque cette vulnérabilité devient chronique, elle traduit souvent un déséquilibre dans notre manière de gérer les tensions de la vie. Un excès prolongé de cortisol peut perturber le métabolisme, affaiblir l’immunité et augmenter le risque de nombreuses maladies, des plus bénignes aux plus graves.
 
Le pessimisme nourrit le stress, et le stress alimente le pessimisme. Ce cercle vicieux devient souvent l’antichambre des malheurs et des pensées négatives.
 
Aujourd’hui, le stress est devenu une réalité quotidienne pour beaucoup d’entre nous. Ses conséquences touchent à la fois la santé physique et mentale : troubles du sommeil, fatigue chronique, irritabilité, hypertension artérielle et baisse de la qualité de vie.
 
Face à cette calamité du monde moderne, la marche apparaît comme une solution simple, naturelle et efficace.
 
D’un point de vue physiologique, elle stimule la production d’endorphines, ces « hormones du bien-être » qui améliorent l’humeur, réduisent l’anxiété et procurent une sensation de détente. Elle contribue également à diminuer le niveau de cortisol dans l’organisme.
 
Sur le plan psychologique, marcher régulièrement favorise la clarté mentale, aide à prendre du recul face aux préoccupations quotidiennes et améliore la qualité du sommeil.
 
Trente minutes de marche modérée par jour suffisent souvent à produire des bénéfices significatifs. En regardant dans la pré- histoire et l'histoire contemporaine de nos ancêtres, on se rend compte que c'est la mobilité qui les a sauvés du stress.
Car la sérénité dans la vie d'un individu ce n’est pas l’absence de problèmes ; c’est la capacité de rester debout malgré eux.
 
Zака
Centre tchadien d’études stratégiques et de recherche prospective
Penser à l’échelle mondiale et agir plus intelligemment