Quatre ans après la signature de l'Accord de Doha en août 2022, les analyses divergent radicalement entre le discours des autorités et la réalité vécue par les signataires.
La version gouvernementale : Les cadres de l'exécutif, à l'instar du vice-Premier ministre Limane Mahamat et du ministre de la Communication Gassim Chérif Mahamat, dressent un bilan globalement positif de l'accord. Ils mettent en avant le fait que plus de 45 groupes politico-militaires ont déposé les armes, ont participé au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), et que plusieurs de leurs leaders ont intégré les institutions politiques ou le gouvernement.
Pour la base des mouvements armés, le tableau est beaucoup plus sombre. La Commission nationale chargée de la mise en œuvre du programme DDR (CNCMO-DDR) prévue par l'accord fait face à de lourdeurs bureaucratiques et financières extrêmes. Le recensement des combattants a piégé de nombreux signataires dans des statuts précaires. En dehors de certaines têtes politiques qui ont obtenu des postes à N'Djamena, des milliers de combattants ou partisans attendent toujours une réintégration formelle dans l'armée régulière ou un soutien financier sérieux pour un retour à la vie civile.
Cette situation confirme que le manque de volonté budgétaire pour exécuter les clauses matérielles des accords constitue le principal facteur de fragilisation de la paix au Tchad.
La version gouvernementale : Les cadres de l'exécutif, à l'instar du vice-Premier ministre Limane Mahamat et du ministre de la Communication Gassim Chérif Mahamat, dressent un bilan globalement positif de l'accord. Ils mettent en avant le fait que plus de 45 groupes politico-militaires ont déposé les armes, ont participé au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), et que plusieurs de leurs leaders ont intégré les institutions politiques ou le gouvernement.
Pour la base des mouvements armés, le tableau est beaucoup plus sombre. La Commission nationale chargée de la mise en œuvre du programme DDR (CNCMO-DDR) prévue par l'accord fait face à de lourdeurs bureaucratiques et financières extrêmes. Le recensement des combattants a piégé de nombreux signataires dans des statuts précaires. En dehors de certaines têtes politiques qui ont obtenu des postes à N'Djamena, des milliers de combattants ou partisans attendent toujours une réintégration formelle dans l'armée régulière ou un soutien financier sérieux pour un retour à la vie civile.
Cette situation confirme que le manque de volonté budgétaire pour exécuter les clauses matérielles des accords constitue le principal facteur de fragilisation de la paix au Tchad.

