Des sources diplomatiques estimaient que Khartoum pourrait adopter une mesure de réciprocité, en réponse à l’expulsion d’un diplomate soudanais par l’Iran. Cette attente s’inscrit dans la volonté du gouvernement soudanais de défendre sa souveraineté et de refuser toute pression extérieure susceptible d’orienter sa politique étrangère.
Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue histoire de tensions entre les deux pays. En 2014, le Soudan avait fermé les centres culturels iraniens, accusés de promouvoir le chiisme dans un pays majoritairement sunnite. Deux ans plus tard, en janvier 2016, Khartoum rompait ses relations diplomatiques avec Téhéran, en solidarité avec Riyad, après l’assaut contre l’ambassade saoudienne en Iran.
Un rapprochement semblait pourtant amorcé en juillet 2023, lorsque Khartoum et Téhéran annoncèrent leur intention de rétablir leurs relations diplomatiques. Cette décision fut concrétisée en octobre de la même année, à la suite de contacts de haut niveau, notamment une rencontre entre le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali al-Sadiq, et son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian, en marge de la réunion du Mouvement des non-alignés à Bakou.
Cependant, ces développements doivent être compris dans le cadre plus large du rapprochement croissant entre le Soudan et l’Arabie saoudite. Le rôle actif du prince héritier Mohammed ben Salmane dans la résolution de la crise soudanaise confère une nouvelle dimension régionale à cette dynamique diplomatique. Le Soudan se trouve au cœur d’un équilibre fragile, oscillant entre la reprise de ses relations avec l’Iran et son alignement stratégique avec Riyad. "Depuis l’ère post-Elbéchir, le pays a toujours refusé de se laisser influencer par des intérêts étrangers et, malgré les épreuves actuelles, nous avons rejeté toute aide assortie de conditions", selon un haut diplomate des affaires étrangères soudanais, interrogé par Sahel7.
Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue histoire de tensions entre les deux pays. En 2014, le Soudan avait fermé les centres culturels iraniens, accusés de promouvoir le chiisme dans un pays majoritairement sunnite. Deux ans plus tard, en janvier 2016, Khartoum rompait ses relations diplomatiques avec Téhéran, en solidarité avec Riyad, après l’assaut contre l’ambassade saoudienne en Iran.
Un rapprochement semblait pourtant amorcé en juillet 2023, lorsque Khartoum et Téhéran annoncèrent leur intention de rétablir leurs relations diplomatiques. Cette décision fut concrétisée en octobre de la même année, à la suite de contacts de haut niveau, notamment une rencontre entre le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali al-Sadiq, et son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian, en marge de la réunion du Mouvement des non-alignés à Bakou.
Cependant, ces développements doivent être compris dans le cadre plus large du rapprochement croissant entre le Soudan et l’Arabie saoudite. Le rôle actif du prince héritier Mohammed ben Salmane dans la résolution de la crise soudanaise confère une nouvelle dimension régionale à cette dynamique diplomatique. Le Soudan se trouve au cœur d’un équilibre fragile, oscillant entre la reprise de ses relations avec l’Iran et son alignement stratégique avec Riyad. "Depuis l’ère post-Elbéchir, le pays a toujours refusé de se laisser influencer par des intérêts étrangers et, malgré les épreuves actuelles, nous avons rejeté toute aide assortie de conditions", selon un haut diplomate des affaires étrangères soudanais, interrogé par Sahel7.
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